Lille : l’ISEN fabrique une main en exosquelette imprimable en 3D

Dans le cadre de leur projet de fin d’année, vingt-trois étudiants de l’ISEN ont réalisé une main en exosquelette pour les personnes paralysées. Les jeunes ingénieurs lillois se sont organisés à la manière d’une entreprise.

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D’habitude, l’entreprise Dagoma fabrique des imprimantes 3D mais, grâce aux étudiants de l’ISEN à Lille (Institut supérieur de l’électronique et du numérique), elle s’est initiée au gant bionique. Dans le cadre de leur projet de fin d’année, les jeunes ingénieurs se sont associés avec Dagoma pour réaliser une main en exosquelette. L’objectif est de concevoir un équipement à bas coût, imprimable en 3D, pour les personnes souffrant d’une paralysie de la main. Baptisé Print’Hand, le dernier modèle d’exosquelette est le produit amélioré de deux anciens prototypes.

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Le dernier prototype du gant bionique construit par les étudiants de l’ISEN. © Vincent Morel

L’appareil, contrôlé par les impulsions données par le biceps, dispose de deux modes, l’un dédié à des exercices de rééducation, l’autre à un usage quotidien. Pour réaliser ce système, les vingt-trois étudiants se sont partagé les tâches entre la conception de l’ossature, des capteurs et de l’alimentation.

« Une aventure humaine »

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Les vingts deux étudiants de l’ISEN qui ont conçu la main en exosquelette. © Nicolas Caillon

Complètement autonomes, les auteurs du projet avaient le sentiment d’être une véritable start-up. Anne-Marie Kokosy, l’enseignante en charge du projet, ne voulait pas de cours théoriques pour ses élèves mais les confronter directement aux problématiques des entreprises. Sylvain Delobel, l’un de ses étudiants, témoigne : «  On s’est rendu compte de la façon dont fonctionnait vraiment une entreprise. Souvent, les écoles occultent la relation qu’il y a avec les fournisseurs, le client ou la recherche technologique.  » Il aura fallu près de deux mois pour construire la dernière version de la main en exosquelette. Bien qu’elle ne soit pas commercialisée, c’est un pari réussi pour les étudiants de l’institut lillois.

Vincent Morel