Astérix et Obélix visitent l’Italie de César (Jules)

Depuis le 19 octobre, Astérix et la Transitalique, le troisième tome du duo Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, et le 37ème album Astérix et Obélix, est disponible en librairie.

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Les irréductibles Gaulois l’ont déjà prouvé à maintes reprises, ils résistent encore et toujours à l’envahisseur. Depuis 1959 et leur apparition dans le magazine Pilote, les deux héros de René Goscinny et d’Albert Uderzo sont les piliers de la bande dessinée, non seulement pour les franco-belges mais aussi dans le monde. En 2017, Astérix et Obélix sont toujours là, mais sous d’autres traits de crayon, ceux de Didier Conrad et de Jean-Yves Ferri.

Deux ans après leur dernier opus, Le Papyrus de César, les aventures d’Astérix et la Transitalique se situent désormais en Italie. Une idée remarquable puisque parmi les 37 tomes parus, seuls deux se situaient jusqu’alors dans l’Empire romain, Les Lauriers de César et Astérix Gladiateur, pourtant la puissance dominante en 50 avant J.-C.

Une course de chars

Pour l’occasion, Jean-Yves Ferri, le scénariste, a utilisé le prétexte d’une course de chars pour visiter l’Empire Romain. Les aventures commencent à Modicia (Monza), ville de la Ferrari, et passent par Venise, Parme, Sienne, avant d’arriver à Neapolis (Naples). Sur leur route, ils croiseront notamment Berlusconi, Alain Prost, ou encore Pavarotti.

Comme cela a toujours été le cas dans toutes les histoires des deux Gaulois, l’actualité y est omniprésente. Astérix et la Transitalique parle de régionalisme et d’identité, deux questions brûlantes, d’autant plus ces derniers jours avec le Brexit et le vote catalan pour l’indépendance. Ils évoquent également le réchauffement climatique lors de l’étape vers Parme. Astérix affirme alors que Venexia (Venise) s’enfonce, et un autochtone lui répond « C’est la lagune qui monte, nuance ! Le climat n’est plus ce qu’il était ! ».

Avant même sa sortie, le dernier tome des deux moustachus promettait un beau succès, avec un tirage de 5 millions d’exemplaires dans le monde, dont 2 millions en France, alors que le premier album, Astérix et le Gaulois, n’avait été tiré qu’à 6 000 exemplaires en 1959.

Rachel Pommeyrol