Concours Pianissima: «Donner aux plus jeunes la possibilité de s’exprimer»

Ce week-end s’est tenu au théâtre Charcot la 4e édition du concours Pianissima International, une compétition de piano permettant aux jeunes musiciens de se frotter à un haut niveau d’exigence.

Dans le hall du théâtre Charcot, les frimousses des jeunes pianistes étaient concentrées. Il faut dire qu’à quelques minutes du passage devant le jury, la pression est montée d’un cran. « Je suis un peu stressé », confie Camille, 11 ans, élève au conservatoire de Lille. Pour les parents, la participation de leurs enfants à ce concours est un bon exercice : « Cela leur permet de s’entraîner à se concentrer et à ne pas perdre leurs moyens », sourit Florence, la maman.

En effet, ce concours international de piano donne l’opportunité aux musiciens entre 4 et 28 ans de jouer devant un jury de renom et de s’exercer à une pratique devant un public. « Nous avons aussi bien des tout-petits que des niveaux pré-professionnels, répartis en trois grandes catégories », explique Marie-Martine Simándy, membre du bureau de Pianissima. Les musiciens sont évalués sur des morceaux imposés et choisis, deux pour les plus jeunes et trois pour les plus expérimentés avec des sessions allant de 30 secondes à 45 minutes.

Cinquante pianistes

Près de cinquante pianistes venus de tout l’hexagone mais aussi de Belgique se sont succédé au piano ce week-end. « Les participants jouent sur du contemporain, du classique ou encore du baroque », précise Mme Simándy. Les pianistes en herbe ou aguerris sont passés devant un jury composé de Gabriel Tacchino, Alain Raës, Denis Simándy et Damien Top. Avec à la clé une récompense prestigieuse : un chèque de 2 000 € et l’opportunité de jouer au festival Clé de Soleil pour les plus grands. Les deux journées de compétition se sont clôturées sur le concert de la pianiste Shani Diluka, qui succède à Galina Ermakova venue jouer l’an passé.

Article initialement publié dans La Voix du Nord