Wes Anderson : l’excellence par la rigueur

En quelques films, Wes Anderson s’est imposé comme étant un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération. Moonrise Kingdom, A Bord du Darjeeling Limited ou plus récemment L’île aux chiens, ses films ne laissent pas indifférent. Des films avec des messages forts… mais aussi un esthétisme particulier qui rend reconnaissables les films de Wes Anderson entre mille. Mais derrière tout cela, il y a un travailleur acharné…

Autant de films que de mondes différents. Peu de réalisateurs peuvent se targuer d’inventer des univers comme le fait Wes Anderson. La base de son travail est là : créer, innover de toute pièce. Des périodes fictives, des lieux qui le sont tout autant. Mais pourtant, rien ne manque. L’univers est créée mais il est complet, il se tient. Rien n’est laissé au hasard. Un nouvel univers passe par l’écriture mais aussi et surtout par les décors, les costumes… Ce pour quoi Wes Anderson est connu.

Il est facile de reconnaitre un film de Wes Anderson. Son style est inimitable. Les couleurs sont très travaillées et donnent l’ambiance du film. Un compte instagram publie même des clichés des films de l’Américain. Preuve que les créations de Wes Anderson fascinent. 

Un cinéma Wesandersonien

Une symétrie presque obsessive qui n’est cependant pas forcément voulue. Octavia Pessel, qui a notamment travaillé avec Wes Anderson sur L’île aux chiens nuance cette volonté de symétrie. « Ce n’est pas forcément et uniquement un choix artistique. Je pense que c’est une personne extrêmement précise, qui sait exactement ce qu’elle veut ».

https://www.youtube.com/watch?v=oL0DseCrqfU  

L’esthétique n’est cependant pas au détriment du message. Le cinéma c’est aussi cela : exposer une idée au monde, un point de vue. C’est notamment ce que fait Wes Anderson. Prenons l’exemple de son dernier film, L’île aux chiens. Dans ce film en « stop-motion », le maire d’une ville japonaise imaginaire met les chiens en quarantaine sur Trash island à cause d’une grippe canine. Mais un jeune enfant se rend sur cette île pour retrouver son compagnon. À travers son œuvre, le réalisateur aborde des thèmes comme l’intolérance, la destruction de la planète et les différentes dérives nocives de la politique.

Avec son style si particulier, Wes Anderson s’est imposé aux yeux du public comme un réalisateur talentueux. Mais ce talent ne vient pas seul. C’est un acharné de travail. « Juste avant l’avant-première de Moonrise Kingdom, Wes m’a envoyé le scénario de The Grand Budapest Hotel. Il ne s’arrête jamais ».

L’Américain aurait décidé de tourner son prochain film en France. Et ce sera à Angoulême, certainement en 2019.

Antoine Swietlicki