Une « école démocratique » va-t-elle voir le jour près de Lille ?

   Raphaëlle Salmon, jeune femme de 27 ans, est à l’initiative de l’école inspirée. Un nouveau genre « d’école démocratique » qui a vu le jour il y a un an. Elle souhaite développer sa structure et son projet dans le Nord, pour proposer une nouvelle forme d’éducation aux enfants. Rencontre. 

Presse 360 : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’école inspirée ?

Raphaëlle : « L’école inspirée est une école qui propose une alternative pour les enfants, issus de tout le spectre scolaire, environ de 4 à 19 ans. L’objectif est de venir se retrouver dans un espace, dans lequel ils pourraient avoir le temps de réfléchir à ce dont ils ont envie, ce dont ils ont besoin et par quels médias ils souhaitent passer pour répondre à ces enjeux-là ».

Comment comptez-vous mettre concrètement en place l’école inspirée ?

Raphaëlle : « Concrètement, c’est avoir un espace fixe, dans lequel on accueille les enfants. Le projet reprend le système de l’école, dans le terme, pour apprendre. Mais la grosse différence réside dans le fait qu’il n’y a pas de programme. Les enfants font et apprennent ce qu’ils veulent, dans un cadre qui est décidé par les adultes et les enfants eux-mêmes. C’est ça la grosse différence qu’on connait avec le système éducatif de la société actuelle. »

Comment la mairie et les collectivités accueillent votre projet ? Comment leur présentez-vous ?

Raphaëlle : « On n’essaye pas de convaincre tout le monde. La chance qu’on a au niveau des mairies, c’est que l’on suit un courant. On suit quelque chose qui est déjà en marche. De manière générale, on est vraiment accueillis, au moins entendus. On éveille des curiosités et des questions« .

Globalement, quels sont les retours des familles et enfants que vous rencontrez et à qui vous parlez du projet ?

Raphaëlle : « Il faut savoir que l’on est dans une période un peu frustrante. Cela fait un an qu’on communique sur le projet. On a commencé en septembre 2017. Les parents nous suivent aussi, dès qu’il y a quelque chose qui sort [exemple un article de presse], ils sont contents pour nous. Ils viennent en conférence, ils en parlent autour d’eux. Beaucoup se proposent pour œuvrer au sein de l’école. Il y a aussi énormément de parents volontaires ».

« Je suis tout à fait positive, pour moi c’est évident qu’elle va ouvrir. Je n’ai pas du tout de doutes là-dessus. Je suis très confiante »   

   Raphaëlle soutient qu’elle ne souhaite pas transformer le système éducatif français. Son projet reste une alternative ou un complément au cursus scolaire traditionnel. Son projet divise et suscite parfois de vives réactions, mais elle a bon espoir. Les mairies de quartier et aux alentours de Lille s’ouvrent progressivement à elle, pour l’écouter. Certaines lui font déjà des propositions en faveur de son projet. Elle attend désormais de signer un accord avec l’une d’entre elles, et espère pouvoir ouvrir son local d’ici quelques mois.

Propos recueillis par Victoire De Meulenaere