Coupe Davis : les ramasseurs de balles, invisibles mais indispensables

Lors des matchs, les ramasseurs de balles sont au plus près des joueurs. Presse 360 a rencontré Quentin Sureau. Ancien ramasseur, il gère aujourd’hui les 18 ramasseurs de balles de la finale de la Coupe Davis et les 250 ramasseurs de Roland Garros.

Comment devenir ramasseur de balles ?

Pour participer à l’expérience, il suffit d’être licencié dans un club de tennis et de postuler aux sélections. Sur le terrain, chacun a un poste précis. Ils sont six sur le court : quatre aux extrémités du terrain et deux au filet. Trois équipes tournent toutes les 30 minutes. Même s’il est tentant d’encourager certains joueurs, ils doivent rester neutres.

Âgés de 12 à 16 ans, ils doivent être invisibles mais faire le job : « Les trois qualités que l’on demande, c’est d’être discret, rapide et efficace », explique Quentin. Ils sont tous rodés à l’exercice puisqu’ils ont tous fait au moins une fois Roland Garros et été présents lors de la demi-finale face à l’Espagne.

On compte une majorité de garçons : « Cette année il y a 3 filles pour 15 garçons. A Roland Garros, c’est 30 % de filles. Ça reste proportionnel au nombre de filles licenciées dans des clubs de tennis ». Mais ce léger manque de parité n’empiète en aucun cas sur la bonne ambiance et l’esprit d’équipe.

Connaître les spécificités de chaque joueur

Un brief est organisé avant chaque match pour être au courant de toutes les petites manies des joueurs : « Avant le match, je leur demande quelle est la spécificité de tel ou tel joueur et ils savent répondre ». Quentin nous apprend que Marin Cilic, qui donne actuellement du fil à retordre à nos Français, veut tout le temps avoir sa serviette à portée de main. Quant à Jo-Wilfried Tsonga, il aime recevoir des balles puissantes avant de servir.

Sur le terrain, certains tennismen sont plus cool que d’autres, à l’image de Novak Djokovic. Le superviseur de 23 ans a d’ailleurs une anecdote sur le sujet : « Il y a quelques années, il pleuvait et il a invité un ramasseur de balles à s’abriter sous son parapluie. Puis il lui a offert un Perrier ». Suite à ça, le nombre de candidatures pour être ramasseur de balles a explosé !

Lors d’un temps mort pour soin médical, certains joueurs les invitent aussi à échanger quelques balles. « C’est arrivé à un de mes amis. Il a joué contre Monfils sur le Central devant 15 000 personnes », s’amuse Quentin. Le genre de souvenir qui ne s’oublie pas…

Olympe Bonnet