#NousToutes : plusieurs centaines de manifestants ont répondu présents à Lille à la marche contre les violences faites aux femmes

Dans toute la France, une manifestation contre les violences sexistes et sexuelles a été organisée le 24 novembre. A Lille, le rendez-vous a été donné place du Théâtre. Un an après le mouvement #Metoo,  place au mouvement #NousToutes, un collectif citoyen.

Pas de gilets jaunes dans la foule, seulement du violet sur les habits ou pancartes. 150 bandeaux mauves ont été distribués. Pas assez pour tous les manifestants. Petit indice de l’ampleur de la manifestation qui a dépassé tous les pronostics. Ils seraient 1500 à avoir répondu à l’appel à la mobilisation contre les violences sexuelles et sexistes, devant l’opéra ce 24 novembre. Un appel lancé à Lille par Katy Vuylsteker, formatrice bénévole contre les violences sexistes dans une association. « On ne veut plus de ces violences qui touchent une femme sur deux au cours de leur vie en France. […] On attend de pouvoir faire pression sur le gouvernement pour que demain, les moyens soient mis en œuvre pour lutter efficacement contre les violences. ». La marche a été organisée la veille de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, laissant au gouvernement une journée pour faire des propositions.

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Katy Vuylsteker, organisatrice de la marche à Lille contre les violences faites aux femmes, 24 novembre. 

« Ovaires power »         

Dans la foule, une manifestante s’abaisse. Pour quelques secondes seulement, elle pose sa pancarte : «Ovaires Power ». Elle renoue les lacets de ses baskets puis se redresse déterminée, prête à fouler les pavés de Lille le poing en l’air. Le poing levé comme tous les participants de la marche qui entonnent un chant. Un chant après une minute de silence en hommage à toutes ces femmes harcelées, violées ou tuées sous les coups d’un homme. Devant l’opéra, le visage tantôt grave, tantôt souriant, tous ont repris à l’unisson : « Levons-nous femmes esclaves, Et brisons nos entraves, Debout, debout, debout ! ».

Debout, il n’y a pas eu que des femmes mais aussi des hommes. Hommes et femmes se sont unis, réunis pour lutter contre ce fléau : la violence, trop souvent conjuguée au féminin et trop souvent perçue comme une fatalité. Paul Heems, est venu participer à la marche : « La question des violences concerne autant les hommes que les femmes. Je pense qu’il y a beaucoup d’efforts à faire du côté des hommes vers cette démarche là ».   

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Au milieu de cette vague mauve, deux écharpes tricolores ont rejoint la marche. Il s’agit d’Adrien Quatennens, député LFI (1° circonscription du Nord), et Ugo Bernalicis, député LFI (2° circonscription du Nord). Tous deux sont présents dans l’espoir que le mouvement MeToo ne soit pas qu’une parenthèse mais le début d’un changement profond de la société. «ça fait maintenant un an que le mouvement MeToo a commencé. Ce qu’on a vu, c’est d’abord et avant tout une énorme libération de la parole qui était nécessaire. Maintenant, il faut des moyens pour lutter contre les violences sexistes, sexuelles et pas juste faire de la communication comme nous a habitué à faire le gouvernement.» lance Adrien Quatennens avant d’enlever son bandeau violet pour revêtir un gilet jaune. Si l’appel à la mobilisation a été entendu, l’appel à prendre des mesures concrètes obtiendra-t-il une réponse? En attendant, leur combat continue. 

Océane Pirez

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