« Un jour j’irai à Béthune avec toi » chante Jean-Louis Aubert

Le chanteur Jean-Louis Aubert s’est produit récemment au théâtre municipal de Béthune. Présentant son nouvel album « Prémices », le théâtre affichait complet. Retour sur scène. 

IMG_2463.JPGJean-Louis Aubert, très proche de son public, a interprété quelques musiques dans la fosse. ©TD 

Deux heures trente : c’est la durée du concert du chanteur des Insus, anciennement Téléphone. Il est 20h34. Les lumières de la salle se ferment. Un projecteur illumine la scène. 

Sous l’acclamation de 900 spectateurs, Jean-Louis Aubert arrive en piste. Seul avec sa guitare et son piano, la soirée est sous le thème de l’intimité. Le théâtre donne une rare proximité entre artistes et public. 

Ailleurs. Juste une illusion. New York avec toi. La bombe humaine. Milliers Millions Milliards. Ça c’est vraiment toi. Temps à nouveau. Ses tubes, en solitaire ou avec Téléphone, ont été plébiscités par le public béthunois. Certaines compositions de son nouvel album Prémices, qui n’est pas encore sorti, ont été joués. 

Influencé par Charles Baudelaire ou encore Michel Houellebecq, avec qui il a fait un album, Jean-Louis leur rend hommage : en récitant le poème Sensations de Baudelaire et en interprétant quelques titres de l’album Aubert chante Houellebecq – Les parages du vide.

Proche de son public, le chanteur sexagénaire est descendu plusieurs fois dans le public. Il a d’ailleurs chanté un de ses singles, nez à nez avec un de ses fans en pleurs. Un enfant de deux ans est monté sur la scène faire un baiser au chanteur. Un « Je t’aime Jean-Louis » venant du balcon du second étage fuse également entre deux musiques.  

Une femme, âgée d’une soixantaine d’années s’exclame en plein milieu du concert : « Je suis mamie ». Sa fille a accouché pendant le concert. Le chanteur s’arrête et la félicite ainsi que le public qui applaudit. Un souvenir mémorable pour cette nouvelle grand-mère. 

Après 2 rappels, Voilà, c’est fini conclut cette soirée avec le public en chœur. Avant de partir, « Je suis revenu et je reviendrai, Béthune » assure le musicien. Après une standing ovation très vive, Jean-Louis Aubert repart de la scène, guitare au dos pour sa prochaine date : au théâtre parisien Dejazet lundi. 

Des fidèles très heureux ont quant à eux, eu droit à un autographe derrière le théâtre, en aftershow, comme Faustine, Isabelle et Catherine. A la sortie du théâtre, elles se sont livrées sur leurs ressentis. 

« J’étais amoureuse de Jean-Louis » 

fullsizeoutput_2e.jpegIsabelle, 47 ans : J’accompagne mon amie Catherine. Je connaissais pas bien Jean-Louis Aubert, en solitaire. Téléphone a bercé mon quotidien dans les années 80, j’avais une dizaine d’années. Le concert de ce soir était très sympathique, du début à la fin. 

Catherine, 52 ans : « Je suis fan de Jean-Louis depuis ses débuts dans Téléphone. J’étais amoureuse de lui. Rires. Je viens de la Côte d’Opale, qui est à une heure de Béthune. Quand il annonce une date, je fonce direct. J’adore aussi Louis Bertignac. Il y a deux ans, il est venu place d’Armes à Calais. J’ai passé 2h30 de folie, le fait que Jean-Louis soit seul et en acoustique, a donné un charme fou au live. » 

IMG_2436.JPGFaustine, 21 ans : Je suis fan depuis que j’ai 4 ans. Je l’ai connu par mon oncle qui est addict de Téléphone. « Comme un accord » est le premier album que j’ai acheté, et le premier concert que j’ai fait est celui de Jean-Louis. Ma chanson préférée est Milliers millions milliards. Le concert était très bien. Il y avait une très bonne ambiance. Jean-Louis Aubert n’a rien perdu de son dynamisme et de son énergie après toutes ces années. 

Thibaud Duquenne