Pour les arbres artificiels, à Noël, ça commence à sentir le sapin !

A l’approche des fêtes de Noël, beaucoup de personnes se posent la même question : sapin naturel ou sapin artificiel ? Un débat ayant comme point central : l’écologie. Et contrairement aux apparences, ce n’est pas le sapin que l’on croit qui pollue le plus…

Il s’agit d’une question récurrente en période de fête de Noël. Est-ce qu’acheter un sapin artificiel est écolo ? En France, chaque année, ce sont 6 millions d’arbres naturels qui sont vendus contre 1 million de sapins artificiels.
« Je préfère le sapin naturel. Pour plusieurs raisons : l’odeur mais aussi la texture avec les épines et le bois. Cela fait plus esprit de Noël pour moi » explique Corine, venue acheter son sapin comme chaque année.
Est-ce le bon geste à adopter pour l’environnement ? C’est en tout cas ce que tous les spécialistes pensent. Le sapin naturel produit, en effet, de l’oxygène à partir du dioxyde de carbone. Selon les variétés de sapin, il faut de 5 à 10 ans avant qu’il n’atteigne la hauteur souhaitée pour la mise en vente. Sauf que dans cette période, l’arbre transforme le dioxyde de carbone de l’atmosphère en oxygène. Tout cela permet de réduire la concentration de dioxyde de carbone qui contribue notamment à l’effet de serre.

Bio et recyclable

Un autre aspect important des sapins naturels : ils sont biodégradables. C’est-à-dire que passé Noël, le sapin pourra être réutilisé pour le compost, transformé en copeaux de bois ou tout simplement se décomposer tout seul dans la nature. Cela dit, avoir un sapin naturel n’a pas que des avantages. Tout d’abord, certains sapins sont vendus en motte provenant d’une sapinière. Cette méthode dégrade assez rapidement les sols car les pots dans lesquelles sont mis les sapins sont tout simplement trop petits pour que les racines se développent et survivent. De plus, certains producteurs utilisent des engrais chimiques et autres herbicides. Ce qui est donc mauvais pour l’environnement.

De l’autre côté, le sapin artificiel a plus de casseroles a son actif. Bien loin de ce que l’opinion public peut croire, c’est bien lui qui pollue le plus. En cause le plastique. Les sapins artificiels sont fabriqués avec. De plus, la matière première du plastique n’est autre que le pétrole. La pollution est doublement présente avec ce type de sapin car outre le plastique, ils sont en plus produits majoritairement en Asie et viennent donc chez nous par avion. Le processus d’un arbre artificiel est donc coûteux pour plusieurs raisons : en énergie et en plastique émetteur de gaz à effet de serre.

Plastique et artificiel

« Personnellement, je préfère un sapin artificiel. J’en achète un et je suis tranquille pendant plusieurs années, donc ça fait des économies et en plus de ça, je n’ai pas toutes les épines à ramasser chaque année. » Ce que Maxence nous raconte ici et souvent la principale argumentation d’une personne qui achète un sapin artificiel. En moyenne, un sapin artificiel est changé tous les 3 ans en France. Sauf qu’une étude d’une entreprise québécoise montre qu’il faut garder un sapin artificiel 16 ans pour qu’il ait un bilan énergétique plus favorable qu’un sapin naturel. A la fin de son cycle de vie, le sapin n’étant ni biodégradable, ni recyclable, il ne fera qu’augmenter la quantité de déchet.
Le débat dans les foyers reviendra chaque année. Naturel ou artificiel. Surtout dans une période aussi critique que la nôtre en termes d’environnement.

Quentin Dubois