« Nicky Larson et le Parfum de Cupidon » nous impressionne !

Sorti le 06 février, « Nicky Larson et Le Parfum de Cupidon » était aussi attendu que craint. Au final, la quatrième film de Philippe Lacheau est une réussite quasi-totale aussi bien au niveau de l’adaptation du manga que du genre comique.

« Se prendre une claque », telle est l’expression que l’on pourrait attribuer à la création originale de Philippe Lacheau. Il y a quelques mois, les bandes-annonces et les affiches du film déclenchaient une peur chez les fans (sceptiques) de l’œuvre de Tsukasa Hojo. Un scepticisme légitime quand on connaît le résultat souvent négatif des adaptations cinématographiques de mangas. Pourtant, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon réussit la parfaite alchimie entre comédie française populaire et adaptation fidèle de l’univers City Hunter (nom du manga originel). Sans compter les caméos et clins d’œil au Club Dorothée comme Salut les Musclés, Hélène et les garçons ou encore Les Chevaliers du Zodiaque.

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Dorothée fait une apparition dans le quatrième film de Philippe Lacheau. / BESTIMAGE

Le célèbre détective privé au 357 Magnum et sa fidèle partenaire Laura Marconi, ont pour mission de protéger le « Parfum de Cupidon ». Quiconque s’en asperge devient irrésistible. Malheureusement, des malfrats parviennent à le dérober. Les deux complices ont donc 48 heures pour le récupérer.

Une réalisation sublime et fidèle

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Philippe Lacheau s’est inspiré des scènes cultes de l’animé. / City Hunter (épisode 48)
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Ce qui donne lieu à des scènes d’actions épiques. / Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Il aura fallu plus d’un an et demi de travail et la bénédiction de Tsukasa Hojo pour donner vie à ce film plus que convaincant. Pour le plaisir des yeux, on retrouve l’architecture rétro et flashy des gratte-ciels propres au manga. De même, les scènes d’actions pourvues de ralenti, offrent une réalisation inhabituelle dans le cinéma populaire français. D’ailleurs, l’ouverture du film nous en donne un avant-goût avec un combat entre Nicky (Philippe Lacheau) et son rival, Mammouth (Kamel Guenfoud). Il y a également le plaisir des oreilles avec la présence de quelques chansons phares de l’animé comme Footsteps de Momoko Kitadai. Côté personnages, Nicky est bel et bien le héros obsédé par les femmes que l’on attendait et ce, malgré le contexte féministe peu favorable à son adaptation. L’humour Lacheau ne supplante pas non plus l’aspect protecteur du personnage, ne loupant jamais sa cible. Mention spéciale à Elodie Fontan dans le rôle de Laura, transposant parfaitement le fort caractère du personnage. De ce fait, les scènes de chamailleries entre les deux partenaires en sont plus belles. Sans en dire plus, d’autres personnages issus de City Hunter sont également présents. Le scénario original réserve quelques rebondissements…

Quelques manques

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Amoureux dans la vrai vie, Elodie Fontan et Philippe Lacheau interprètent avec brio la relation ambiguë entre Nicky et Laura. / Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Oui, ce long-métrage est une réussite. L’humour indissociable du style « La bande à fifi » est certes divertissant mais tend par moment à casser la dynamique de l’histoire. Notamment, au moment des flashbacks. Concernant Laura, on aurait aimé la voir combattre avec son fameux marteau de 100 tonnes, voire l’utiliser pour calmer les ardeurs de Nicky. Le réalisateur a certainement préféré oublier cette idée au vue de la difficulté d’adaptation de cet objet dans un film live. Ainsi, les fans ne contenteront d’un marteau banal, à peine utilisé. De même, on aurait aimé voir un peu plus Mammouth et son bazooka, finalement utilisé qu’une seule fois. Les doutes peuvent également subsister quant à l’utilité de certains guests comme Medi Sadoun.

Hormis ces quelques détails, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon est certainement l’une des meilleures adaptations de mangas. N’en déplaisent aux studios américains et le désastre « Dragon Ball Evolution » (2009). Tout le monde y trouve son compte, les fans de La bande à fifi, les passionnés du club Dorothée et les inconditionnels de City Hunter. Comme l’original, Le Nicky Larson de Philippe Lacheau nous impressionne et ne craint personne…

Note de la rédaction : 7/10

Charlie Creteur