Courir en ramassant les déchets, c’est tendance

Organisé par le Conseil Lillois de la Jeunesse et les associations Le Caribou, Earth et les Pieds sur Terre, le principe du Clean Walk est simple. Ramassez vos déchets en courant ! Ce jeudi après-midi, 60 jeunes se sont réunis à la Citadelle de Lille pour participer à ce projet.

Paul Virard, 20 ans, étudiant en sciences politiques et référent du groupe Lille Verte revient sur l’impulsion de ce concept. « L’idée nous est venue d’un débat qu’on avait fait au Pays-Bas dans le cadre du Parlement des Jeunes de l’Escaut, explique-t-il. Là-bas, on a fait un « plogging » autour d’une université. Le plogging, c’est le fait de courir en ramassant les déchets. On s’est dit que ce serait pas mal de le faire à Lille parce que notre ville n’est pas vraiment propre. Il faut oser le dire. » 

Cette course a réuni entre 50 et 70 jeunes. Pendant une heure et demi, ils ont marché ou couru en ramassant les déchets qu’ils trouvaient sur leur passage. A la fin de l’évènement, une pesée des détritus était prévue au parc Jean-Baptise Le Bas. 64 kilos de déchets ramassés en un peu plus d’une heure, tel est le résultat. Soit un peu plus de 1,3 kg de déchets par personne. Laetitia, participante de la Clean Walk, revient sur le fort engagement des jeunes. 

« Je pense que les jeunes sont très mobilisés, j’étais aussi à la marche pour le climat la semaine dernière. On est la génération qui a le pouvoir de changer les choses et il y a une belle mobilisation pour cette cause. » Paul abonde en son sens, « 50-60 jeunes qui prennent un après-midi pour ramasser des déchets alors qu’on approche des examens, qu’il fait super beau et que c’est le temps d’aller boire une mousse en terrasse, c’est assez encourageant. »la prochaine étape ? « Les gens qui jettent leurs déchets directement dans la poubelle », lâche Paul en riant. Il évoque plus sérieusement le retour du Parlement des jeunes de l’Escaut à Lille en avril prochain. Depuis 2008, des jeunes se rassemblent tous les deux ans pour une session parlementaire unique en son genre. Ils y discutent en particulier des problématiques reliées à la question de l’eau et à sa protection. Paul aimerait aussi que ce concept de Clean Walk se démocratise et compte bien tout faire pour en organiser de nouveau.

Angèle Delmotte