Tout savoir sur la Coupe du monde de football féminin en France

Pour la première fois depuis sa création, la coupe du monde féminine de la FIFA aura lieu en France cette année. Les tricolores ne font pas office de grandes favorites, mais elles auront leur carte à jouer. Une chose est sûre, le pays est le parfait candidat, un an après le sacre des garçons, à la découverte du football féminin.

–         Quand et dans quels stades ?  

 

Elle aura lieu du 7 juin au 7 juillet. Il s’agira de la 8ème édition seulement. Les villes choisies pour accueillir les matchs sont Grenoble, Montpellier, Le Havre, Lyon, Nice, Paris, Reims, Rennes et Valenciennes. La finale se déroulera le 7 juillet à Lyon, dans un stade qui sera à guichet fermé, avec quelque 59 000 spectateurs. Le premier match de l’équipe de France aura lieu au Parc des Princes le 7 juin, à 21h.

Le record d’affluence durant un match de championnat a été battu dimanche 17 mars dernier avec plus de 60 000 spectateurs devant Atletico Madrid – FC Barcelone. Signe fort d’un engouement de moins en moins réservé aux hommes. Mieux encore, déjà plus de la moitié des places sont d’ores et déjà vendues sur le million trois de disponibles. Une satisfaction dont ne se cache pas la comité d’organisation. Les deux demi-finales, la finale ainsi que le premier match des bleues affichent déjà complets. Il ne reste plus qu’une poignée de places pour le deuxième match des tricolores contre le Nigéria. Le football féminin est plus suivi que jamais, à l’aube de la plus prestigieuses des coupes.

–        Quelles favorites ?

 Cinq équipes se démarquent à quelques mois de la compétition. La première est la grande favorite : les Etats-Unis. Nation la plus titrée, elle a déjà raflé trois éditions, une médaille d’argent et trois médailles de bronze. Tenante du titre, elle pourra compter sur ses stars Megan Rapinoe et Lindsay Horan, les deux tops 10 américaines du premier ballon d’or féminin l’année dernière, ainsi que leur attaquante la plus célèbre, Alex Morgan. Seul point noir, les récents résultats un peu poussifs, notamment une défaite 3-1 face à nos bleues fin janvier !

Justement, la France pourrait bien créer la surprise à domicile. En infligeant un 3-0 aux Allemandes l’année dernière, en plus de leur récente victoire face aux Américaines, elles sont plus que jamais déterminées à soulever leur premier titre mondial. Problème, elles s’affichent toujours aux abonnées absentes lors des grandes compétitions. Jamais elles n’ont fait mieux qu’une quatrième place lors de la Coupe du monde 2011. Wendy Renard, Amandine Henry et Eugénie Le Sommer porteront l’équipe.

Les Japonaises, finalistes en 2015 et gagnantes en 2011 surfent sur des résultats impressionnants en phase finale de la compétition. Problème, elles ont chuté à la huitième place du classement FIFA après la qualification ratée aux derniers Jeux Olympiques. Saki Kumagai, qui évolue à l’Olympique lyonnais, sera une capitaine à suivre dans cette édition.

L’ Allemagne fait évidemment partie des grandes favorites, avec les USA. Deuxième au classement Fifa, les joueuses avaient remporté par deux fois la compétition en 2003 et 2007. Après une décevante 4ème place lors de la dernière édition, elles ont remporté les derniers JO. La nationalmannschaft pourra compter sur sa buteuse Alexandra Popp.

En outsiders redoutables, on retrouve les Pays-Bas, récente championne d’Europe en 2017, qui ont prouvé à cette occasion qu’elles savaient remporter une compétition de ce prestige. Les Anglaises, cramponnées à la 4ème place du classement Fifa et troisième de la dernière compétition, affichent des résultats impressionnants, avec une large victoire sur les Japonaises, une autre sur les Brésiliennes et un nul face aux Etats-unis, le tout au mois de mars.

Classement FIFA.PNG

 Site officiel de la FIFA – Capture d’écran 

Armand Lavenne