Consommer moins, mais mieux, avec Slowmod

Slowmod vient d’ouvrir ses portes rue Pierre-Mauroy (anciennement rue de Paris). Et si, en passant devant, la vitrine pourrait rappeller un énième magasin de vêtements tout ce qu’il y a de plus classique : que nenni ! Pour vous, Presse 360 déshabille le concept.

Une démarche 100% éthique

La boutique propose de la mode responsable pour femmes et enfants : des habits vintage ou plus contemporains, mais déjà portés. C’est une démarche totalement éthique. Car, en achetant de seconde main, les client.e.s donnent une nouvelle vie aux vêtements. Pas besoin d’utiliser des ressources pour créer de nouvelles pièces. Il suffit de chercher dans ce qui existe déjà ! Justine Thiriez, gérante de la boutique du haut de ses 32 ans, compte « démocratiser la seconde main » en proposant de petits prix. Pour une pièce, il faut compter entre 10 et 30€.

Chez Slowmod, même la décoration et les portants sont issus de la récupération.

De la fast-fashion à la slow-fashion

Auparavant employée dans une agence de communication digitale, cette passionnée de mode s’est renseignée sur les méthodes de production des vêtements qu’elle portait. Elle n’est pas la seule : des milliers de personnes dans le monde l’ont fait, via le hashtag #WhoMadeMyClothes. Les consommateur.ice.s découvrent l’envers du décor : les employés du textile travaillent dans des conditions difficiles, pour un faible salaire, en utilisant des matières polluantes et parfois dangereuses pour la santé… La liste est longue. Justine Thiriez s’est donc mise en tête de changer son mode de consommation. « Comment s’habiller mieux quand on n’a pas le temps « , s’interroge t-elle. La réponse : « J’ai créé un lieu pour faciliter cette consommation« . Slowmod est né quelques mois plus tard.

Tout y bien ordonné : la boutique est bien loin du cliché de la friperie en désordre, rappelant le grenier de nos grands-parents.

Un geste pour l’emploi

Tous les vêtements vendus sont donnés par des centres de tri locaux. Ces derniers sont chargés d’offrir des habits aux plus démunis, et revendent les invendus pour payer les salariés des centres de tri. Mais la gérante a tenu à être partenaire avec un centre employant des femmes en difficultés, seules avec des enfants, pour leur donner du travail. Après réception des sacs de vêtements, elle effectue une nouvelle sélection, en s’assurant de la qualité.

Les tailles vont du XS au XL, « pour servir tout le monde ».

Prochainement, des ateliers inviteront les client.e.s à recycler et customiser leurs vêtements. On pourra y broder sur les pulls ou réaliser des éponges tawashi à base de vieux collants, le tout dans une ambiance cosy. Plus d’informations sur le compte instagram @slowmod_

Allison Blomme