L’association « TA1AMI » au service des isolés

Avant de se lancer, Jean Jacques Derosiaux travaillait à Paris pour une société d’assurances et finances. En parallèle, il accompagnait une personne âgée, aveugle et isolée. Après son décès en 2014, Jean Jacques et quelques-uns de ses amis décident de créer l’association TA1AMI.

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Un groupe de personnes âgées accompagné par les bénévoles de TA1AMI lors d’une sortie au musée du Louvres-Lens

L’association TA1AMI prend rapidement de l’ampleur. Après seulement six mois d’existence elle gagne le prix des « Héros de Notre Temps », proposé par le magazine Notre Temps. Parrainée par Louis Bodin, chef du service météo à la station de radio RTL, l’association prend son envol avec en moyenne 150 bénévoles qui la rejoignent chaque année. Aujourd’hui, TA1AMI en compte plus de 500 membres dans 25 villes françaises.

Le but est clair : accompagner des personnes isolées de manière personnalisée. L’association se rapproche des personnes âgées, allophones, handicapées ou en difficulté scolaire. La tranche d’âge se trouve entre 5 ans et 100 ans, et parfois plus. Des binômes sont créés, afin de générer de réels liens d’amitié avec les personnes concernées.

Une ouverture de l’esprit et sur le monde

TA1AMI se démarque des autres associations de par sa nature laïque et apolitique. Chacun des membres composant l’organisation est 100 % bénévole et tout le monde est le bienvenu pour participer ou profiter des services proposés. Hommes, femmes et enfants, sans aucun regard sur les origines, religions ou autres particularités, tous sont acceptés.

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Diane Mordacq, bénévole pour TA1AMI, confectionne des origamis avec les petits moines du monastère de Kungri. Crédit photo : Arthur Marotine

Un an après la création de TA1AMI, Jean Jacques Derosiaux a lancé une branche de son mouvement en Inde. Aujourd’hui, à travers des parrainages et des visites, une trentaine d’orphelins indiens d’un orphelinat de New Delhi sont accompagnés par l’association. Dans la même idée, TA1AMI Inde est allée jusqu’au monastère bouddhiste de Kungri, dans la vallée de Spiti, dans l’Himalaya. La lutte contre l’isolement est toujours de mise dans cette nouvelle entreprise, non sans difficulté. La route pour le monastère perché à 3500 mètres d’altitude est semée d’embûches. Des bénévoles s’y sont aventurés pour donner des cours d’anglais et initier à différents sports. Ces initiatives permettent un échange culturel qui a pour but d’ouvrir les moines et les nonnes sur le monde, tout en partageant le leur.

Aujourd’hui, un projet de construction de bibliothèque chez les nonnes de Kungri est dans le viseur de l’association. TA1AMI Inde recherche aussi des étudiants capables de partir installer des tablettes numériques au monastère de Kungri, et à l’orphelinat de New Delhi. « C’est un projet humanitaire qui demande un duo, garçon ou fille », précise Jean Jacques Derosiaux.

Arthur Marotine