Une marche à Lille samedi pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles

À J-7 de la marche nationale contre les violences sexistes et sexuelles, la rédaction de « En Faits » a rencontré Blandine Cuvillier, co-organisatrice de la marche lilloise au sein du collectif Nous Toutes.  

Manifestation féministe le 8 mars 2018 par Jeanne Menjoulet via Flickr.

En Faits : Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous expliquer quelle est la différence entre un collectif, comme Nous Toutes, et une association ? 

Blandine Cuvillier : Nous Toutes n’est pas une association déposée mais un collectif qui réunit plusieurs associations qui existent, dans le but d’organiser la marche contre les violences sexistes et sexuelles du 23 novembre. 

Pourquoi cette marche est-elle organisée samedi prochain ?

La marche est nécessaire car elle permet de sensibiliser un grand public, citoyen·ne·s et médias, aux violences sexistes et sexuelles. Cette semaine a eu lieu le 133e féminicide de l’année. Une femme est morte sous les coups de son ex-conjoint. Autre chiffre effroyable : 1 femme sur 7 est victime de viol(s) au cours de sa vie. 

Qu’attendez-vous de cette marche ?

Le but premier est que l’État se mobilise davantage. On attend des moyens financiers : un milliard d’euros en l’occurence. À ce combat politique s’ajoute un autre d’avantage idéologique. On veut que la population française change son regard sur les violences sexistes et sexuelles, lui faire prendre conscience de la gravité de la situation. Plus on sera nombreux·ses le 23 novembre, plus l’État sera contraint de constater que c’est une priorité pour les Français·e·s. 

Que peut-on faire toute l’année pour lutter contre les violences de genre ? 

Arrêter de banaliser le sexisme ordinaire est une priorité. Les blagues sexistes, les plaisanteries sur les agressions sexistes ou sexuelles, sont à proscrire. Il faut éduquer ceux qui en sont à l’origine : leur expliquer que ce ne sont pas des blagues mais bien une réalité et que le sexisme tue tous les jours. Le sexisme n’est pas l’affaire de quelques militant·e·s, c’est engendrer un véritable changement social ! 

Marche Nous Toutes Lille
Samedi 23 novembre
14h, départ grand Place

Propos recueillis par Sophie Basquin