« DirektBankRupt » n’est toujours pas en faillite

« DirektBankRupt » est un projet lancé il y a un an par deux jeunes Rémois, Guillaume Hureaux et Jules Nicolle. L’équipe, composée d’une corporation d’artistes venant d’horizons variés, produit des contenus audiovisuels de type documentaires et courts métrages.

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Jules Nicolle au travail, au bureau de DirektBankRupt à Reims.

Avant les débuts de « DirektBankRupt », Guillaume Hureaux et Jules Nicolle ont touché  à tout. Ecriture, vidéo, musique, tous ces domaines ont été explorés par les deux amis et engendré des productions communes. Jules fait des études de cinéma, après un BTS Production dans un lycée Rémois. Guillaume suit des études de psychologie et écrit des romans, des nouvelles ou encore des scénarios.

À sa création, DBR compte plusieurs objectifs : « L’idée est de centraliser ces activités éparses qui se perdaient dans la masse. Le cinéma, c’est le seul art qui permet de rassembler tout ça. » Guillaume continue pour expliquer que le projet est celui d’un apprentissage, avec son lot d’essais et d’échecs. Sans expérience, matériel ou réseau professionnel, le chemin est semé d’embûches. C’est d’ailleurs de là que l’équipe tire son nom, consciente des difficultés de l’entreprise.

Les premières productions DBR

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Tournage de DirektBankRupt avec les rappeurs du collectif  « Créance De Son »

Guillaume Hureaux et Jules Nicolle passent une année à acquérir des compétences de tournage, montage, d’organisation, et d’écriture scénaristique. Suffisamment préparés, ils lancent DirektBankRupt avec un premier projet documentaire. Le « format » de 12 minutes présente un groupe de rap rémois en ascension, Créance De Son. C’est avec ce tournage qu’ils se font la main, un angle esthétique et journalistique en tête.

Après un an d’existence, Guillaume étudie la dramaturgie et Jules a rejoint le Conservatoire libre du cinéma français. Dernièrement, DirekBankRupt s’est lancé dans un premier court métrage intitulé Patrick. Un essai infructueux à Reims a reconduit l’équipe à la capitale, où elle tente de trouver un juste équilibre entre professionnalisme et débrouille. DBR est une équipe jeune, résiliente et prône à l’apprentissage. Elle relève de nombreux défis dans un état d’esprit louable, quand on connaît la large concurrence qui règne dans ce secteur.

Arthur Marotine