Les défis auxquels la Cop 25 devra répondre

La 25ème Conférence Internationale sur le climat s’est ouverte ce lundi matin, à Madrid. Cette COP 25 débute 4 ans après les accords de Paris, tandis que les émissions de gaz à effets de serre continuent d’augmenter sur l’ensemble du globe.

cop 25

Après une année fortement marquée par des mobilisations citoyennes, petits et grands pollueurs de la planète sont attendus au tournant par les organisations internationales et les collectifs citoyens. 2019 a également été une année marquante dans l’histoire du changement climatique. Inondations, incendies, et intempéries ont été particulièrement fréquents et violents sur l’ensemble de la planète.

Pour répondre aux deux derniers rapports alarmants des Nations-Unies, publiés en début de semaine dernière, mais aussi aux demandes des citoyens mondiaux, la COP25 devra répondre à plusieurs défis pour la décennie à venir. 

Les principaux enjeux de la Cop25

Selon un rapport de l’ONU les émissions de CO2 ont progressé d’1,5% en moyenne, ces 10 dernières années. Pourtant, les scientifiques avaient appelé à une baisse d’au moins 5% par an, entre 2020 et 2030, pour espérer atteindre la limite de 1.5° fixée lors des accords de Paris. Les gaz à effets de serre, notamment le CO2, ont dépassé de nouveaux records, en 2018 puis en 2019. Les puissances mondiales doivent donc faire face à un scénario de plus en plus catastrophique et établir de véritables mesures, capables de contenir la hausse de température prévue pour la fin du siècle. 

Mais si rien ne change, petits et grands pays devront également faire face à de nouveaux enjeux migratoires : ceux des migrants du réchauffement, forcés de quitter leurs pays à cause de destructions irréversibles créés par des changements climatiques trop importants. Montée des eaux et désertification seront les principales causes de ces migrations forcées, et des solutions sont attendues de la part des dirigeants mondiaux. 

L’augmentation des sécheresses et des incendies, en Amazonie ou en Europe, mais également les intempéries, à l’image des inondations qui touchent actuellement le Sud-Est de la France, confirment les inquiétudes des scientifiques. Le GIEC a également averti qu’ouragans, typhons et cyclones devraient gagner en fréquence et intensité, même si l’objectif des 2° des accords de Paris était respecté. 

Des défis parmi d’autres, comme la préservation de la biodiversité. Selon l’IPBES, 75% de l’environnement terrestre et 66% de l’environnement marin sont dégradés. De quoi mettre l’ensemble de la faune et de la flore en danger de disparition.

Nina Hatte