Les écolos ont aussi leur mot à dire sur la réforme des retraites

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Drapeau à effigie du mouvement « Europe écologie les verts ».

Le 5 décembre était une journée très attendue par tous ceux qui voulaient faire entendre leur voix, notamment face à l’annonce du gouvernent de reformer le système des retraites, impliquant de mettre fin aux régimes spéciaux dont différents corps de métiers bénéficient. Nous nous sommes intéressés aux raisons de la présence d’une association écologique au cœur de cette lutte. Yannick Brohard est le secrétaire régional “d’Europe écologie les verts”, du Nord Pas de Calais. Drapeaux verts à l’effigie du mouvement, et vélo de la même couleur, c’est dans ce cadre qu’il témoigne :  

Qu’est-ce qui vous amène à être présent aujourd’hui dans un mouvement qui est, à l’origine, contre la réforme des retraites ? 

“Pour les écologistes il ne peut pas y avoir de justice climatique sans justice sociale. L’écologie ça n’est pas seulement l’environnement, c’est un combat pour une vision, globale des choses. L’écologie c’est militer pour un bien vivre, et bien vivre ça n’est pas seulement vivre dans un environnement sain et non pollué, c’est aussi pouvoir profiter pleinement de son temps, de sa famille de ses amis et, dans ce cadre, le projet de réforme des retraites va complètement à rebours, puisqu’il s’agit d’allonger le temps de travail avec un objectif ou une fin qui reste assez flous. On est à 64 ans d’âge pivot, c’est déjà un recul par rapport aux 62 ans précédents. Tout ça fait partie du bien vivre. C’est pourquoi nous sommes ici, nous qui militons depuis de nombreuses années pour aller dans le sens de l’histoire, à savoir une baisse du temps de travail plutôt qu’un allongement, qui est le sens de la réforme.”  

Les règles de la réforme n’ont pas été encore clairement établies, qu’est-ce que les gens revendiquent alors selon vous ? 

“C’est le principe de la manifestation, c’est un rapport de force. On met la pression. Mais on a déjà quelques éléments de réponse de la part des ministres qui soutiennent la réforme, qui laissent penser que ça va être quelque chose d’assez négatif pour les travailleurs. On le voit : quand on a, en catastrophe, le ministre de l’Education nationale qui envoie aux enseignants deux jours avant la grève, un courrier pour leur dire : “vous allez voir, on va s’arranger, vous n’allez pas avoir de pertes”; quand on a un autre ministre ou Jean Paul Delevoye lui-même, qui avoue à demi-mots que :“oui, en effet, il va y avoir des perdants”. Eux même sur certains sujets restent volontairement dans le flou, ce qui nous poussent à être particulièrement méfiants. “ 

Hélène Decaestecker