Si tu veux ma maracas, prends mon handicap !

Située dans le quartier Moulins, la maison Folie Moulins propose de nombreuses activités et espaces culturels. Parmi eux, la Micro Folie. Un lieu destiné à stimuler la curiosité et la créativité de chacun, quelque soit l’âge, l’éducation et le handicap.

Feutres, papier et gommettes de toutes les couleurs… place à la création ! Au coeur de la Micro folie, le Mini-Lab transforme chaque visiteur en bricoleur.

Ce jour là, Louise, chargée de projet du mini lab, anime un atelier maracas pour un centre d’accueil de jour venu tout droit du 62. Sept personnes en situation de handicap et deux éducateurs spécialisés sont présents. Si la Maison folie a l’ambition de valoriser les cultures populaires et de provoquer les rencontres, elle a surtout « l’objectif de s’adresser à un large public et de s’ancrer dans une démarche inclusive ». Pour cela, le temps accordé à chaque activité a été modifié. Il n’empêche qu’à la fin de l’après-midi, chacun a pu repartir avec son instrument de musique en ayant découvert, en parallèle, quelques grandes oeuvres de la galerie virtuelle du musée numérique.

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Le centre d’accueil de jour d’Isbergues se rendait à la Maison Folie Moulins pour une après-midi créative.
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Atelier Maracas au sein du Mini Lab
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Visite du musée numérique et découverte de sa galerie virtuelle.

Le numérique, « un moyen plus accessible pour se familiariser avec les oeuvres »

A l’image des poupées russes qui s’imbriquent les unes dans les autres, la Micro folie regorge d’espaces de surprises. Parmi elles, se trouve depuis 2017 le musée numérique, une galerie virtuelle mettant en lumière plus de 1000 oeuvres. Des tableaux de l’antiquité égyptienne, des installations du centre Pompidou, la fontaine de Duchamp… toutes les époques et styles sont représentés, et chaque visiteur peut utiliser sa tablette s’il souhaite en savoir plus à ce sujet. Le centre d’accueil d’Isbergues en est à sa deuxième visite. Selon Alexandra, éducatrice spécialisée, « c’est un moyen plus accessible pour se familiariser avec les oeuvres ». Plus loin, Ludovic s’amuse effectivement à zoomer et dézoomer sur son écran, tandis que Megan affiche un sourire malicieux à la vue de l’urinoir…  « Vous voyez, tout peut devenir objet d’art ».

Juliette Dicque