Du rap, de la soul et du groove pour le deuxième EP de Mystraw & Al20

Alors que William (aka Mystraw) et Alvin (aka Al20)  sont à deux jours de sortir leur tout nouvel EP, Breaking Barriers, les deux amis s’attèlent déjà à la préparation de leur troisième production. Pour l’occasion de leur “release party”, qui aura lieu ce samedi 25 janvier à 20h30 au Chouga Barrio à Lille, nous sommes allés les rencontrer autour de leurs instruments et de leurs tables de mixage dans les studios du Flow, à Lille.

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Crédit photo : Allison Blomme

Vous êtes au Flow, à Lille, depuis maintenant deux semaines. Qu’est-ce que vous y faites ?  

“On se tourne les pouces ! (rires) On réfléchit et on essaye de créer le troisième EP qu’on sortira cet été. On enregistre pas encore mais on compose beaucoup. On est un peu en labo ici, on teste de nouvelles choses. On a l’habitude de beaucoup sampler nos morceaux, mais là on se tourne vers de la création pure, avec nos propres mélodies. 

Vous définissez votre style comme “French Urban Bantu Groove”, comment vous le définiriez ? 

“Le terme bantu vient d’un peuple d’Afrique centrale qui regroupe plusieurs cultures, plusieurs pays. On a fait le constat, qu’avec nos influences musicales très diverses, d’Afrique centrale, des Etats-Unis ou du rap français, on propose des sons variés et très éclectiques. Puisqu’on arrivait pas à rentrer dans une case, on a créé la nôtre. On s’est défini dans une identité qui nous correspond vraiment. On fait du rap, de la soul, du RnB et du groove.”

Votre EP, qui sortira demain, s’appelle “Breaking Barriers”. Ca reprend cette idée de ne pas avoir de case définie ? 

“Au départ, on pouvait nous reprocher d’avoir plein de styles différents, mais ça ne nous a jamais vraiment posé problème. On a vu qu’en France, ça surprenait beaucoup tandis qu’à Seattle ou à New York, ça ne dérangeait personne ! On s’est beaucoup questionné et on a décidé de briser les barrières de styles et de poser notre propre style à nous. Pour aller au delà des limites. Pour casser les frontières”

Dans vos morceaux, de quoi nous parlez-vous? 

“ Le premier était surtout sur la thématique du groove, sans calcul ou grande prétention, avec les moyens du bord. On se faisait surtout plaisir. En voyant qu’il y avait eu des réactions plutôt positives, on est revenu avec quelque chose de plus travaillé et de plus réfléchi. Dedans, on y parle de nos racines, de la vie quotidienne, d’un peu d’amour.. On a quelques morceaux un peu égotrip, typique du rap français. Mais plus on avance dans nos créas et plus on resserre les angles. On s’autorise à parler de tout, tout en trouvant notre place. Les thématiques évoquent aussi nos conditions d’origine congolaise, pour nous qui sommes issus de la 3ème génération. Grâce à notre parcours et à nos influences afro-américaines, on se définit vraiment lors de la création de ce troisième EP.”

Un duo très groovy et «made in Hauts-de-France» que vous pourrez (re)découvrir ce samedi, dès 20h30, au Chouga Barrio, à Lille.

 

Leur premier EP PLDG– est à découvrir sur Youtube. On vous conseille le titre Eeyowa pour découvrir l’univers des deux artistes.

 

 

Nina Hatte