Basket : Zoé Wadoux, un peu plus près de la flamme olympique

Zoé Wadoux, joueuse professionnelle de basket à l’ESBVA (Entente sportive basket de Villeneuve d’Ascq) Lille Métropole, fait partie des 24 jeunes athlètes bénéficiant d’une aide annuelle fournie par la métropole lilloise, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Portrait d’une jeune joueuse de 19 ans aussi humble qu’ambitieuse.

Des baskets grinçantes sur un parquet lisse, une balle aux rebonds retentissants. Un geste du poignet précis, rapide. Puis un silence avant que la balle ne résonne encore sur le terrain après être passée dans les filets du panier. Au Palacium, Zoé Wadoux, joueuse professionnelle à l’ESBVA Lille Métropole (Entente sportive Basket de Villeneuve d’Ascq), s’entraîne au tir, son « point fort surtout à trois points« . Le visage est concentré, presque crispé mais Zoé garde le sourire. En décembre, elle a appris qu’elle faisait partie des 24 sportifs bénéficiant d’une aide annuelle de 4 000 euros fournie par la MEL (la métropole lilloise), et ce, jusqu’aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. L’objectif ? Aider les jeunes sportifs à financer leur équipement et leurs déplacements. En contrepartie, les athlètes s’engagent à devenir des ambassadeurs du territoire. « Pour moi, représenter la MEL et représenter la région lilloise, c’était une évidence« , explique Zoé, « la bourse va me booster. Mes amis, ma famille, croient en moi. Mais là c’est une institution qui propose de m’accompagner pour me faire avancer. La MEL m’aide à faire des choses en tant qu’athlète, pour préparer les JO, mais aussi en tant que personne et femme pour améliorer mon image« .

Soucieuse de son image, Zoé Wadoux n’en oublie pas son jeu pour ne pas perdre de vue son objectif : faire partie de la sélection pour représenter la France aux Jeux Olympiques de Paris. « Il n’y a pas de plus belle chose que de représenter son pays à travers l’Europe et le monde. Participer aux JO 2024, ce serait un aboutissement de tout ce que j’ai accompli depuis toute petite« . Car Zoé a commencé à dribbler à quatre ans dans une équipe exclusivement masculine à Boulogne sur Mer avant de rejoindre l’équipe de Calais, puis de Oye Plage, Villeneuve d’Ascq et le CREPS (centre de Ressources, d’Expertise et de Performance sportive) de Wattignies. C’est à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) qu’elle fait une rencontre déterminante, celle de Cathy Melain, son ancienne coach. « Elle me connaît par cœur, elle sait où me piquer pour me faire réagir« , révèle Zoé. Fréquemment appelée en sélection France Jeunes, Zoé Wadoux a déjà une grande expérience de la compétition, doublée d’un beau palmarès : médaille de bronze U16 en 2016, championne d’Europe U16 en 2017, médaille d’argent au mondial U17 en 2018.

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« Ce sont des expériences sportivement fortes mais aussi humainement. Par la rencontre d’autres personnes, on se rend compte de notre confort de Français par rapport à ce qui peut se passer dans d’autres pays. Ça nous permet de nous ouvrir l’esprit. Les filles venant de Chine ou du Japon, quand elles rentrent ou sortent du terrain, elles font un signe de remerciement. Elles ont tout le temps la banane« , évoque-t-elle comme souvenir avec un sourire communicatif. Une attitude bienveillante grâce à laquelle Zoé a remporté, le prix Patrick Baumann récompensant la joueuse dotée de la meilleure mentalité en février 2019. La basketteuse a été invitée l’an dernier au fameux camp « Basket Ball without borders », à Charlotte aux Etats-Unis, durant le week-end du All Star Game NBA. C’est en faisant partie d’une équipe que Zoé Wadoux se démarque. Le supporter pourrait s’étonner de l’entendre remercier sa coéquipière qui vient de marquer grâce à un de ses lancers décisifs. C’est bien ce collectif qui lui plaît le plus dans ce sport. « Je viens d’une famille nombreuse. Je retrouve le schéma familial. Tout le monde fonctionne ensemble, et on fonctionne les uns avec les autres, et les uns pour les autres« .

C’est en gardant son amour du jeu que Zoé Wadoux voudrait s’approcher de la flamme olympique sans craindre de se brûler les ailes. « En 2024, j’aurais 23 ans, je serai au début de ma carrière. Je pense que les JO seront une rampe de lancement. Après 2024, il y aura 2028, 2032, 2036… 2024, ce sera peut-être mes premiers jeux, et j’espère qu’il y en aura d’autres« , se projette la jeune joueuse aussi ambitieuse que prometteuse.

Océane Pirez

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