"Drink watch", le capuchon anti-drogue pour protéger son verre en soirée

Des couvercles pour préserver sa boisson des « drogues du violeur » seront bientôt disponibles. Le Lillois Antoine Dehay est aux commandes de ce nouveau concept.

Grâce à cette petite invention, l’époque où l’on ne quittait pas son verre des yeux sera peut-être bientôt révolue. Organisateur d’événements festifs à et DJ résidant au Baron, Antoine Dehay, aka Yahed, connaît le monde de la nuit comme sa poche. Avec son père Francis, ils viennent tout juste de lancer Drink Watch, un capuchon protecteur à fixer sur son verre en soirée pour éviter d’être drogué à son insu.

Un capuchon anti-drogue

Père et fils ont remarqué que le nombre de personnes se faisant droguer pour être ensuite volées ou agressées était en hausse constante. « On connait tous quelqu’un, de près ou de loin, à qui c’est arrivé. Il y en a partout en France, dans beaucoup de clubs. Il y a le GHB ou encore cette nouvelle drogue, le Rivotril, qui est un médicament amnésiant », détaille Antoine.

Le Nordiste s’est rendu compte que de plus en plus de propriétaires de boîtes de nuit étaient contraints de trouver des solutions pour éviter que leurs établissements ne ferment. « On s’est renseigné pour savoir ce qui existait déjà. Il y a des pailles ou des vernis qui changent de couleur au contact de la drogue. Mais on s’est dit que ce n’était pas assez. On a voulu trouver quelque chose qui ferme le verre, une sorte de couvercle », raconte-t-il. L’idée de Drink watch a donc germé en 2017 et devrait être officiellement commercialisée en mars 2020. Et en plus de protéger sa boisson, le capuchon offre bien d’autres avantages :

Pas besoin de paille, ni de surveiller ton verre toute la soirée. En plus, si tu vas par exemple à Saint-So et que tu commandes plusieurs verres, tu n’en renverses sur personne et tu évites les embrouilles !

Étirable, il s’adapte à toute sorte de verre. De la grande pinte à la coupe de champagne, en passant par la canette. Mais il est avant tout conçu pour les ecocups, ces gobelets en plastique que l’on retrouve un peu partout, notamment en festival. 

Ces capsules s’adaptent à tout type de verre. (c) Olympe Bonnet

Un produit gratuit et écolo

Plusieurs techniques sont possibles pour enfiler la capsule. Évidemment, plus le contenant est large, plus la fixation est délicate. Mais c’est un coup de main à prendre. Histoire d’aider les utilisateurs, le trentenaire devrait bientôt proposer des tutoriels sur son site.

Fabriquées en silicone alimentaire, les capsules sont réutilisables. Afin de pousser encore un peu cette démarche écologique, elles pourront même être recyclées une fois abîmées. « Avec certains bars, on mettra à disposition des compartiments pour les récupérer », renchérit le Lillois. Antoine est en ce moment en train de dénicher des partenariats avec des bars de la métropole de Lille. Puisque c’est au responsable de l’établissement en question de faire attention à ce qu’il se passe sous son toit, c’est lui qui les achète. Autrement dit, ces fameux couvercles extensibles seront totalement gratuits pour les clients ! Il suffira d’en réclamer un au barman ou de se servir soi-même au comptoir. 

« On va démarrer à Lille et on compte bien s’étendre dans toute la France. Tout le monde est concerné », conclut le créateur de la future marque gardienne de nos soirées.

Olympe Bonnet