Dix étudiants de l’Université Catholique racontent leur mémoire en 180 secondes

Résumer leur mémoire en 180 secondes. Tel était le défi lancé pour la première fois par la FLSH (Faculté des Lettres et Sciences Humaines) de l’Université Catholique à dix étudiants de master jeudi 13 février dernier.

180 sec bonne version

Domitille (1er prix du jury), Léa (prix du public), Lisa (3e prix) et Sophie (2e prix) juste après l’annonce des résultats (de g. à dr)

L’exercice était loin d’être évident. 10 étudiants de master se sont succédé sur la scène d’un amphithéâtre de l’Université Catholique de Lille devant un public d’étudiants, de professeurs et d’organisateurs, le 13 février dernier. La consigne ?  Tenter de vulgariser leur sujet de mémoire en 180 secondes et pas une de plus. Certains ont réalisé leur prestation sans aucunes notes, d’autres ont jeté de brefs coups d’œil à leur fiches posées sur la table à côté d’eux.

« Tout le monde a joué le jeu » résume Malik Bozzo-Rey, directeur de recherche en éthique et l’un des cinq membres du jury, à l’issue de l’épreuve. « Les sujets étaient intéressants et très divers » poursuit-il. De « La géoéconomie du pétrole iranien » au « Nord de l’Angleterre dans les années 80 et ses représentations dans le cinéma engagé », les disciplines de recherche sont en effet variées.

« Je me suis entraînée auprès de ma colloc »

C’est finalement Domitille Duchange, étudiante en psychologie sociale du travail qui a remporté les faveurs du jury et le bon d’achat de 150 euros à la clé. Si son sujet de mémoire intitulé « L’impact de la co-construction du changement organisationnel sur les préoccupations des acteurs » peut sembler obscur pour les non initiés, c’est justement sa capacité à vulgariser qui a séduit le jury. Domitille a usé tout au long de sa prestation de la métaphore de matelots sur un bateau pour décrire une entreprise en situation de crise. Malik Bozzo-Rey explique : « Elle était très à l’aise à l’oral. Elle a bien préparé son texte et elle a réussi à très bien vulgariser sans sursimplifier ».

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Certains participants ont pu compter sur le soutien de leur fan club

La principale intéressée, accompagnée de quelques amis venus la soutenir, se dit « contente que les gens aient été récéptifs à son message. Cela récompense un travail de recherche dans lequel je me suis beaucoup investie. » Quant à sa préparation : « je me suis entraînée auprès de ma colloc », confie la jeune fille, le sourire aux lèvres.

Sophie Basquin, arrivée en deuxième position avec son mémoire sur « La mort de Fred Hampton vue par le New York Times » se dit avoir été « impressionnée par l’exercice ». L’étudiante en journalisme n’a qu’un regret : « Ça manquait de consigne. J’aurai aimé avoir plus d’informations sur ce qui était attendu afin que tout le monde ait les mêmes chances, par rapport à la possibilité d’utiliser des notes par exemple ».

Nul doute que les organisateurs, qui souhaitent d’ores et déjà organiser une seconde édition du « Mémoire en 180 secondes », sauront entendre son message.

Elise Neyret