Le récidiviste condamné pour une série de vols avec violence

Un jeune-homme de 21 ans connu des services de police, a été condamné à 10 mois de prison ferme, mercredi, pour une série de vols commis fin janvier sur des mineurs. 

« Ce n’est pas moi. Ce n’est pas moi. Je n’ai pas commis de délit depuis que je suis sorti de prison”, répète le prévenu avec agitation pour convaincre le tribunal correctionnel de Lille. Le jeune-homme de 21 ans comparaît devant une juridiction, mercredi, pour une série de vols et de tentatives de vols avec violence, commis entre le 20 janvier et le 29 janvier, autour d’un collège à Neuville en Ferrain et à Tourcoing. 

Est-ce vous sur la photographie ?”, lui demande la présidente en tendant une page d’un lourd dossier. Le prévenu d’origine turque nie être l’homme au bonnet gris sur la capture d’écran d’une vidéo de surveillance. Pourtant, ces images ont été montrées à l’une des sept victimes qui le reconnaît comme son agresseur. La victime de 16 ans qui a reçu un coup de poing américain dans le ventre pour avoir refusé de donner son téléphone portable, pointe également l’accusé sur une planche photographique de la police parmi plusieurs dizaines de visages. Les sept victimes âgées de 12 à 16 ans, désignent le même homme et décrivent des faits similaires. “Ce n’est pas moi ! J’étais à Lens en janvier”, scande le prévenu, seul dans le box, pour se défendre sans avocat, en raison du mouvement de grève des robes noires contre la réforme des retraites. 

Des victimes unanimes 

Sept infractions, sept victimes. Toutes sont unanimes. On a tous les éléments pour dire que c’est lui”, affirme le procureur en rappelant que le prévenu a un casier judiciaire noirci de huit mentions dont cinq pour vols. Néanmoins, le prévenu continue de contester les accusations : “à chaque fois, on m’accuse sur des faits mais je n’ai rien fait. J’ai un enfant de deux ans. Je fais le nécessaire pour lui”, jure-t-il en posant la main sur son torse. “Les victimes sont tous des mineurs, vous avez pensé à eux ?”, interroge la présidente au père de famille. Aucune réponse. C’est l’un des pères d’une victime, présent à l’audience, qui est invité à rompre le silence. “Mon fils a 13 ans. Il ne connaissait pas la violence jusqu’à ce 20 janvier. Il a reçu un coup de boule pour un portable. Et aujourd’hui, mon fils a peur de faire le chemin de l’école”, déplore le parent de l’agressé qui se retourne vers le box des accusés. L’homme de 21 ans soutient son regard et clame toujours son innocence, même après l’annonce du verdict. Il a été reconnu coupable et a été condamné à 10 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt. 

Océane Pirez