Militer ? “Pour moi c’est avant tout une question de partage”

Nous n’allons pas parler taux d’abstention, coronavirus, bataille d’opinion, ni tenter de vous convaincre d’aller apporter votre pierre à l’édifice dimanche. La politique, c’est aussi et surtout des gens qui se mobilisent, d’âge et d’opinions diverses. Retour sur le parcours d’Hugo Lopicic qui a décidé 9 ans plus tôt, de militer, pour partager ses idées. 

A Lille comme partout en France, les 15 et 22 mars, les Français sont appelés aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux. Dans cette commune de pas moins de 232 787 habitants, ce sont 10 listes qui seront en compétition pour ce premier round du scrutin. Dans chaque liste, 61 noms figurent derrière le candidat en tête de liste. Parmi eux, Hugo Lopicic est membre de la liste « Lutte ouvrière”, représentée par Nicole Baudrin. Ses idées politiques, c’est dans le passé qu’elles se sont forgées, le sien et celui des hommes.  

Ca a commencé très jeune, quand je regardais des reportages sur la Seconde Guerre Mondiale je trouvais ça fascinant autant qu’effrayant J’aime bien savoir d’où viennent les choses. Je voulais comprendre comment on en était arrivés à un tel drame, donc j’ai fouillé, j’ai lu, je suis remonté peu à peu dans le temps”.  

De cette curiosité sont nées les idées qu’il défend aujourd’hui. C’est lorsqu’il était étudiant en droit qu’il a (littéralement) croisé le chemin d’un militant. Tract en main, curieux toujours, de fil en aiguille ou plutôt de rencontres en rencontres, Hugo a trouvé dans le militantisme l’occasion de faire valoir sa vision des choses. 

Pour ce faire, les moyens sont divers : de la distribution de tracts, à la vente de journaux, en passant par l’organisation de réunions publiques dans les facultés, l’objectif est toujours le même : discuter politique, échanger des idées. 

Si j’ai réussi à éveiller la curiosité, c’est déjà une petite victoire pour moi” 

Loin de vouloir imposer un modèle, une vision propre, militantisme rime plutôt avec échange mutuel pour Hugo.  

“Je n’ai jamais eu la volonté d’imposer un vote, d’ailleurs je ne pense pas avoir réussis une seule fois. L’idée c’est plutôt de faire savoir qu’on existe. L’idée c’est aussi d’entendre d’autres points de vue et éventuellement de se remettre en question sur certaines choses” 

Faire partie d’un groupe militant politique est pour lui l’occasion de discuter avec des jeunes ou des plus âgés, qui vivent parfois pour le militantisme, et de trouver un écho à ses convictions, la ou les discussions avec son entourage et sa famille ne portaient pas spécifiquement sur de tels sujets. Mais ce n’est pas tout, militer c’est aussi se confronter à d’autres visions, parfois plus éloignées et tenter d’éveiller la curiosité chez son interlocuteur. 

“Qu’une personne me dise quelle a été contente d’avoir mon point de vue, si j’ai réussi à éveiller la curiosité, c’est déjà une petite victoire pour moi”. 

Source: pixabay

Hélène Decaestecker