Coronavirus : le point sur la situation dans les Hauts-de-France

Depuis le 25 février et la confirmation des premiers cas de Coronavirus dans l’Oise, 123 résidents des Hauts-de-France sont morts du coronavirus.

123 décès et 1532 cas confirmés. Tels sont les derniers chiffres sur l’épidémie de Coronavirus dans les Hauts-de-France, communiqué mardi 24 mars par l’Agence régionale de la Santé (ARS). Le bilan fait état de 61 victimes dans l’Oise, 24 dans l’Aisne, 27 dans la Somme, 8 dans le Nord et 3 dans le Pas-de-Calais. L’épidémie est en progression dans la région : 19% de cas en plus ont été recensés depuis lundi et 13,9% de décès supplémentaires. A noter : les chiffres de l’ARS ne tiennent compte que des morts à l’hôpital. Les décès en Ehpad ou à domicile ne sont pas recensés. 

Couvre-feux dans de nombreuses communes

En plus des mesures de confinement strictes mises en place par le gouvernement, de nombreuses communes ont également instauré un couvre-feu. En tout, près de soixante maires ont interdit à leur concitoyen de se déplacer dans les rues pendant la nuit, à des horaires qui varient selon les communes. Un couvre-feu qui ne s’applique évidemment pas aux professionnels de sécurité, de santé, ni aux services de secours et aux commerçants de première nécessité. Dans le Nord, les villes de Maubeuge, Aulnoye-Aymeries ou Avesnelles interdisent les sorties de 20 heures à 5 heures du matin. A Wasquehal ou Guesnain, il est interdit de sortir entre 22 h et 5h du matin. Les communes d’Hautmont (de 18h à 6h) et de Jeumont (à partir de 19 heures) ont quant à elles choisi de mettre en place un couvre-feu mais uniquement pour les mineurs.

Dans le Pas-de-Calais, les communes sont encore plus nombreuses à avoir mis en place un couvre-feu. Parmi elles, Arras et Lens, qui interdisent les sorties injustifiées entre 22 heures et 5 heures du matin. Des couvre-feux sont également en vigueur à Hénin-Beaumont (de 22h à 5h) ou Carvin (de 21h30 à 6h).

Selon La Voix du Nord, les personnes qui ne respecteraient pas ces règles pourraient recevoir une contravention de 38 euros, auxquels s’ajouteront 135 € s’ils ne disposent pas de l’attestation de circulation requise.

Une police submergée

Dans le Nord, la police chargée de faire respecter les mesures de confinement se retrouve submergée par les appels sur ses lignes d’urgence. Les appels de tout le département sont traités dans un lieu unique : le CIC (centre d’information et de commandement) du commissariat de Lille Sud. Beaucoup de coups de fil, dont ceux pour demander quels commerces sont ouverts, sont injustifiés. Jeudi dernier, les policiers ont ainsi reçu 2800 appels contre 1 400 d’habitude, indiquait Mathieu Legrand, chargé de communication de la police du Nord, à La Voix du Nord.