COVID-19 : Elise, étudiante en Erasmus à Rome, a dû rebrousser chemin

A 23 ans, Elise s’apprêtait à réaliser l’un de ses rêves : partir étudier à l’étranger. En deuxième année de Master en Économie Internationale à l’Université de Lille, elle a quitté sa patrie d’origine le 20 février pour fouler le pavé romain, en Italie, le temps d’un semestre à l’université La Sapienza di Roma.

« Quand je suis arrivée le 20 février, je sentais que la situation n’était pas habituelle, avec des gens portant des masques et assez méfiants, » témoigne t-elle. « Mais l’ambiance était similaire à celle en France. Néanmoins j’ai nettement senti qu’au fur et à mesure des jours, la situation se tendait. De plus en plus de monde, voire presque tout le monde, portait un masque. Les gens s’éloignaient les uns des autres dans les transports en commun, et alors que les lieux touristiques ont commencé à fermer, il y avait de moins en moins de gens dehors. » Elle ajoute : « En parallèle, du monde faisait des provisions dans le magasin à côté de chez moi. »

A peine quelques semaines plus tard, le 4 mars, elle apprend que les universités italiennes ferment leurs portes. L’université de Lille lui conseille de rentrer en France et d’attendre de voir l’évolution de la situation. « A l’origine, les université ne devaient fermer que 10 jours, » déclare t-elle. Le lendemain, la brillante étudiante fait ses bagages et rejoint sa famille en France, où la mesure de confinement n’est pas encore prise. Comme beaucoup d’autres étudiants, en Erasmus ou pas, elle suit des cours à distance. « Je suis les cours de l’université italienne, via la plateforme Google Meet, » affirme t-elle. « Pratique, mais ce n’est pas la même chose qu’un cours classique en présentiel. Je trouve que c’est plus difficile de rester concentrée, et les bugs et problèmes de connexion nous ralentissent assez souvent. »

Aujourd’hui, Elise espère pouvoir retourner en Italie y terminer son semestre, malgré une certaine inquiétude.

Allison Blomme