Souriez, vous êtes filmés !

Cinquante caméras de surveillance devraient fleurir à l’automne 2021 à Lille. Une décision de la mairie pour améliorer la sécurité, mais avec un délai qui ne convient pas à tous.

Pas moins de quarante caméras fixes et une dizaine de caméras mobiles dans Lille. C’est ce que le conseil municipal a approuvé, le vendredi 9 octobre. L’objectif : « rassurer et protéger les habitants », « influer sur le sentiment d’insécurité » ou encore « dissuader le passage à l’acte », selon l’adjoint à la sécurité Jean-Claude Menault.
À cette annonce s’ajoute celle de la création d’un centre de supervision urbain, qui permettra à des équipes de visionner les images en direct, d’identifier des personnes recherchées et d’envoyer les autorités sur place si nécessaire. C’était une promesse de campagne de la maire Martine Aubry, qui représente 2 millions d’euros d’investissement pour 2021.

Un délai d’un an

L’équipement devrait être opérationnel à partir d’automne 2021. La mairie n’a pas encore de calendrier précis, et l’emplacement exact des caméras n’a pas encore été défini. « Les caméras seront installées là où c’est utile », rappelle la mairie. « Ce seront des endroits stratégiques où on a observé une augmentation d’agressions et de violences, donc surtout des lieux de passage et commerçants. On a notamment ciblé le quartier de la gare, parce qu’il y a eu des agressions, les rues Masséna et Solférino … » Saint-Maurice Pellevoisin, la Briqueterie et les rues piétonnes sont également évoquées. « L’emplacement est décidé par le service de règlementation de la police [municipale, NDLR] de Lille, qui travaille en lien avec la police nationale pour déterminer des endroits précis où installer les caméras ; c’est pour le moment à l’étude. »

Ce ne seront pourtant pas les premières caméras de vidéosurveillance à Lille : on en compte déjà plus de 6000 selon la Voix du Nord, publiques (transports en commun, zones commerciales …) comme privées. Seulement huit caméras, à ce jour, sont contrôlées par la mairie.

Rue Lepelletier, les commerçants se plaignent de tentatives de vol croissantes. /Pixabay

« Automne 2021, c’est trop tard ! »

Pour les commerçants du Vieux-Lille, le délai d’installation des caméras est trop lointain, alors que le besoin se ressent maintenant. Inquiets par un sentiment d’insécurité qu’ils jugent élevé, beaucoup s’étaient unis fin septembre dans une pétition pour demander à la mairie la mise en place rapide de caméras ou d’autres moyens d’assurer la sécurité du quartier.

Victor Bransolle, gérant de la boutique Serge Blanco, se plaint de nombreuses tentatives de vol ; il est l’initiateur de la pétition. « Les caméras ne seront mises en place qu’en automne 2021, c’est trop tard ! » Si le commerçant comprend que l’installation de caméras et d’un centre de supervision urbain ne se fait pas en quelques semaines, il demande des alternatives en attendant. « On ne demande pas non plus les caméras dans une semaine ni dans un mois, mais qu’il y ait en attendant plus de présence policière dans le quartier, avec des rondes en civil et à pied. »

Clémentine Laurent

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