Des fermes en pleine ville, de quoi réconcilier les urbains avec le potager

Si vous aimez jardiner et rencontrer de nouvelles personnes, alors les fermes urbaines sont faites pour vous ! Situées à côté de la gare Saint-Sauveur, elles proposent aux volontaires de venir planter des légumes et d’entretenir régulièrement des potagers. C’est aussi une occasion pour réaliser ses propres soupes. 

Pour mieux comprendre l’idée de ce projet, nous sommes allés à la rencontre d’une jardinière volontaire. 

Pouvez-vous me parler des fermes urbaines ? Quel en est le but ? 

« C’est un projet qui a été créé en 2015 par Lille 3000 et le but était de créer des fermes en pleine ville. Ici, nous avons 300 smart pots qui sont des pots en géotextile et la culture se fait hors du sol car la terre à la gare Saint-Sauveur est assez polluée. Nous distribuons directement les graines aux jardiniers et elles sont toujours en lien avec une exposition qui traite d’un pays. Il y a eu par exemple, l’exposition de l’Eldorado à Lille et nous avions planté des graines du Mexique. il y a aussi une dimension sociale car les gens se retrouvent et peuvent discuter de tout et de rien tout en jardinant, c’est très convivial. » 

Les fermes urbaines accueillent-elles uniquement des personnes passionnées de jardinage ou tout le monde peut venir ? 

« Oui tout le monde peut venir à condition que l’entretien des légumes et des plantes soit fait de temps en temps, sinon on appelle les jardiniers qu’on n’a pas vu depuis un moment pour qu’ils viennent s’occuper de leurs plantations. Mais on reçoit également les écoles car on veut avoir un aspect pédagogique et des intervenants issus d’associations environnementales viennent parfois animer les ateliers. » 

Que faites-vous des légumes récoltés ? 

« On en fait des soupes, notamment lors de la fête du potage et on pense de plus en plus à en distribuer aux personnes dans la rue, qui sont dans le besoin. » 

Crédits photo : Fanny Kerloch Des potagers appartenant à des jardiniers volontaires

Depuis combien de temps participez-vous à ce projet et pourquoi ? 

« Je suis référente ici depuis cette année et j’ai eu un bac horticole et un CAP fleuriste donc j’aime ça (rires). Mais j’ai aussi été médiatrice depuis deux ans pour les expositions de Lille 3000, pour moi c’était logique que j’atterrisse ici et puis je connais bien le site, ça aide. » 

Des fermes urbaines, on en trouve ailleurs qu’à Lille ?

« Oui, il y a des fermes urbaines à Fives par exemple. Mais je sais qu’il existe aussi des projets de quartiers où des habitants volontaires organisent quelques fois des évènements pour faire parler d’eux et viennent à tour de rôle s’occuper des potagers. »

Fanny Kerloch