Loi sécurité globale : la tension est toujours palpable

Cette semaine, Loopsider publiait une enquête mettant la lumière sur la violente interpellation d’un producteur de musique, dans son studio à Paris. Ces événements ont été cristallisés par le contexte social et la loi dite de sécurité globale, qui interdit la diffusion d’images des forces de l’ordre lorsque celles-ci atteignent à leur intégrité physique ou psychiques. Ce samedi, à Lille, entre 1000 et 1500 personnes se sont rassemblées pour protester contre cette loi.

On peut dire sans trop s’avancer que l’interpellation de Michel, le producteur de musique parisien, a provoqué un regain d’intérêt pour le mouvement de contestation de la loi dite de sécurité globale. Les manifestants étaient plus nombreux que la semaine passée, et leurs esprits sans aucun doute plus échauffés.

Panneau de manifestant faisant référence au livre de George Orwell, 1984, qui dépeint une société futuriste totalitaire.

Si la manifestation a commencé avec des discours engagés d’élus, de gilets jaunes et autres protestataires, elle a fini sous les grenades lacrymogènes. Des débordements qui s’expliquent simplement : les manifestants ont voulu quitter la place de la République, sans autorisation préalable de la préfecture.

Manifestants dans une nappe de gaz lacrymogène.

Cherchant d’abord à passer à droite du palais des beaux-arts, le cortège de manifestants s’est déplacé vers la place de Béthune et a cherché à forcer le passage. Après sommation, les CRS ont tiré des grenades lacrymogènes dans la foule, pour la disperser. La contestation a continué jusqu’en début de soirée.

Arthur Marotine