La chaîne Culture Box s’impose timidement

Cette semaine, la grosse annonce de la culture française, c’est la Culture Box.  Sa mission ? Remplacer temporairement le secteur de l’art vivant. Un programme au premier abord ambitieux. 

Au départ, Culture Box est un site web lancé en octobre 2008. En 2013, le site est devenu l’offre des contenus culturel de France Télévision, dont le but est de proposer une plateforme d’actualité, par des contenus vidéos. Un programme qui s’est concrétisé grâce à la réforme de l’audiovisuel en 2020, qui prévoyait la suppression de la chaine France O, désormais disponible uniquement sur les plateformes numériques de France Télévision. Un projet de loi qui souhaitait pérenniser la production audiovisuelle française.

La crise sanitaire et cette réforme constituent une aubaine pour l’accélération de la création d’une chaine, spécialisée alors dans la culture. Lancée donc le 1er février, ce « projet soutenu par la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, sera financé sur fonds propres par le groupe France Télévisions. À vocation éphémère, elle est disponible sur la TNT sauf en outre-mer, ainsi que sur la plateforme numérique France.tv » a précisé le site France Culture.

« Coup d’envoi un brin frustrant« 

Entre magazines culturels et retransmissions de spectacles, la chaîne gratuite Culturebox se veut le relais des artistes qui peinent à présenter leurs créations alors que tous les lieux de culture sont fermés depuis des mois. Lors de la première soirée présentée par Daphné Burki et Raphal Yem, la chaine remplit son quota de diversité culturelle. Toute la soirée des spectacles représentant toutes les formes d’art : théâtre, classique, opéra, ballet ; musique ; création urbaine ; humour ; musées et des concerts étaient au rendez-vous.

Si certains souffrent de ne pas pouvoir sentir le bois de la scène ou admirer les images du grand écran, les limites de la production audiovisuelle se fait sentir

La chaine a suscité de nombreuses réactions, notamment celle du journal le Figaro, dans lequel Victor Boiteau qualifie cette première diffusion par un « coup d’envoi un brin frustrant » en enchaînant avec quelques critiques sur les artistes. Heureusement, Il reste encore du temps pour que les programmes s’adaptent à la demande, en espérant que cette période ne dure pas trop longtemps pour les artistes comme pour les spectateurs.

Clémentine Marié