Coupe de France : Aire-sur-la-Lys, c’est fou !

Ils l’ont fait ! Au bout du bout, les Airois se sont imposés 4-2 aux tirs-au-but face à l’AC Amiens. Porté par un Anthony Bodelle en état de grâce ( deux arrêts), les locaux filent en 1/32ème de finale pour la seconde fois de leur histoire.

Il est 13h30 lorsque les 22 acteurs rentrent sur la pelouse du stade Paul Nestier. Dès les premières minutes, on comprend qu’il va être très compliqué de produire du football champagne. Le terrain cabossé et le vent favorisant plutôt les longs ballons aux redoublement de passes. Cette stratégie, les locaux, tout de rouge vêtu, l’adoptent très vite. Bien rentrés dans leur match, ils mettent la pression sur leur adversaire. Mais, par deux fois, le gardien amiénois réalise le geste juste, empêchant les attaquants locaux d’ouvrir le score. Ce premier quart d’heure est à l’avantage des Airois. Pourtant, petit à petit, les visiteurs vont se réveiller et sonner la révolte. A la demi-heure, ils concrétisent cette montée en puissance en obtenant un pénalty. Face au numéro 9 amiénois, Anthony Bodelle, le gardien local, est en confiance. Au tour précédent, il a sorti deux tirs-aux-buts. L’attaquant s’avance lentement et tire.. C’est arrêté par le portier airois ! Il a choisi le bon côté. Le score est toujours nul et vierge. Il ne bouge pas jusqu’à la fin de la première période. Les deux équipes rentrent au vestiaire sur un score de parité. Personne n’arrive à se détacher dans ce match disputé.

Une qualification au courage

Dès la reprise, le match gagne en intensité. Les duels sont de plus en plus disputés et des cartons sont distribués. Le défenseur central airois, Antoine Flouret, en fait les frais. Deux cartons jaunes en l’espace de cinq minutes, il est contraint de rentrer au vestiaire. Ses partenaires évolueront donc à 10 pendant près de quarantes minutes. Pour rééquilibrer le secteur défensif, le coach de l’OSA « sacrifie » un de ses ailiers et fait rentrer un défenseur central. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, Louis Vanoise, pièce maitresse du milieu airois, se blesse. Incapable de se relever après un mauvais tacle, il doit sortir. On croit alors que les dieux du foot ont fait leur choix. Aire ne gagnera pas. Et pourtant, au courage, les joueurs du Pas-De-Calais résiste. En infériorité numérique et diminués, les locaux subissent mais ne cèdent pas. A l’heure de jeu, la pression s’intensifie sur les cages du gardien airois. Mais, par deux fois, le ballon est sauvé sur la ligne par les défenseurs. A 5 min du temps réglementaire, un joueur de l’OSA se blesse. Les trois changements ont déjà été effectués. Aire doit jouer à 9. C’est long. Très long. Pour la vingtaine de supporters qui s’est rassemblée derrière les haies du stade, l’attente est insoutenable. Pour les 3000 spectateurs présents sur le live Facebook aussi. Après 95 minutes de jeu, l’arbitre siffle la fin du match. La qualification se jouera aux tirs-aux-buts. Cette situation, les Airois la connaissent bien. Au tour précédent, ils se sont imposés contre Chantilly de cette manière.

Cette séance commence de la meilleure des manières pour les locaux. Leur premier tireur réussit son tir-au-but et leur gardien arrête la première tentative picarde. Tout au long de cette série, les Airois font la course en tête. Ils mènent 4-2 lorsque l’avant dernier tireur d’Amiens se présente au point de pénalty. S’il le rate, son équipe est éliminée. Son tir manque de force et Anthony Bodelle peut se saisir facilement du ballon. C’est fait, Aire est qualifié pour les 32ème de finale de la Coupe de France ! Le stade est en folie. Les joueurs exultent. Les dirigeants se congratulent. Le Petit Poucet de la compétition continue son bout de chemin. Au prochain tour, il affrontera l’AS Beauvais ( N2) , tombeur de l’AS Steenvorde sur le score de 4 buts à 2.

Antoine Tailly