La culotte menstruelle, alternative aux protections périodiques

Pratiques, écologiques et durables, les culottes menstruelles c’est la nouvelle alternative aux traditionnelles protections périodiques. Si certaines se sont déjà laissées convaincre, d’autres hésitent et se questionnent sur leur capacité d’absorption. Alors en pratique, comment ça se passe?

Amber, étudiante en psychologie parle des culottes menstruelles sur son compte Instagram.

Les culottes menstruelles (ou culottes de règles) ont tout pour plaire.
Malgré un coût assez élevé à l’achat, elles deviennent rapidement
économiques sur la durée. Elles sont aussi écologiques car réutilisables et
évitent les déchets produits par les serviettes et tampons traditionnels.
C’est pour toutes ces raisons que les nouvelles venues dans le panel des
protections hygiéniques en ont séduit plus d’une. Cependant certaines
hésitent à passer le cap craignant un défaut d’absorption.


Mode d’emploi

Une culotte menstruelle c’est, en résumé, une culotte avec une protection périodique intégrée. Elle est généralement constituée d’un tissu drainant qui permet au sang de s’acheminer vers la couche inférieure de la culotte et qui rend possible un séchage rapide. Elle a, aussi, un tissu absorbant. Et enfin, un tissu imperméable pour éviter les fuites ! Sur les sites qui vendent le produit, il est possible de choisir le modèle selon le flux : léger, moyen ou abondant. Concernant l’entretien, les vendeurs conseillent un lavage main avant le passage en machine puis un séchage à l’air libre. Une alternative finalement économique.
À l’achat, le prix d’une culotte menstruelle varie entre 34 et 49 euros en moyenne selon les enseignes et sites internet. Un prix qui peut paraître élevé mais pour Amber, étudiante amiénoise en psychologie, c’est un
investissement sur le long terme : « Pour l’instant, je n’en ai qu’une mais dès que j’aurais un peu plus les moyens, j’en achèterai une autre » confie la jeune femme de 21 ans qui les a découvertes certes sur les réseaux sociaux.

« J’ai acheté la mienne sur Internet.
Comme j’ai un flux assez abondant, j’ai choisi le modèle adapté, taille
haute. La première fois que j’ai essayé c’était chez moi pour être certaine
que ça fonctionne. Je n’ai jamais eu de fuites même la nuit, et puis, elle est
jolie» sourit l’étudiante.

Pas de déception pour Amber qui vante les mérites de ces protections périodiques durables sur son compte Instagram prônant l’acceptation de soi. Son compte regroupe une communauté de 2300 abonnés. « Je ne supporte pas les tampons et la cup(petite coupe qui s’insère de la même façon qu’un tampon) . Alors j’utilisais des serviettes hygiéniques sauf que souvent, je craignais qu’elle ne bouge et puis il y a le frottement qui peut être désagréable. Maintenant avec ces culottes, je n’ai plus de soucis » explique-t-elle.


Un geste pour l’environnement

Outre l’aspect pratique et confortable, il y a aussi l’aspect écologique. Selon l’ouvrage Flow : The cultural history of menstruation (L’histoire culturelle des menstruations) une femme jète en moyenne entre 100 et 150 kg de protections hygiéniques au cours de sa vie. En effet, elle utilisera jusqu’à 15000 protections périodiques. Or, une serviette hygiénique met entre 500 et 800 ans à se décomposer. Éviter les substances toxiques contenues dans les protections
périodiques. En 2018, un rapport de l’Agence de sécurité sanitaire mettait en évidence la présence de composants chimiques cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les protections hygiéniques.

Autre point, le syndrome du choc toxique, maladie infectieuse due au port prolongé du tampon, potentiellement mortel facilement évité avec les culottes menstruelles qui peuvent avoir une capacité d’absorption jusqu’à
quatre tampons. Elles sont d’ailleurs très souvent certifiées par le label OEKO TEX.
Où acheter ses protections périodiques ?

Partout ! Pour celles qui seraient tentées par l’expérience, on trouve des
culottes menstruelles sur de nombreux sites Internet dans les commerces
de ventes de lingerie comme Etam.

Cécilia Leriche