L’aquathlon revient en force ce samedi à Marx Dormoy

Ce samedi 9 octobre, le club de triathlon de Lille organise son événement annuel : un aquathlon. Entre deux entraînements, rencontre avec Arnaud Cuvelier, Président du Lille Triathlon.

Lundi soir, au bord de la piste d’athlétisme de Lambersart. Arnaud Cuvelier, prof de maths et président du club de triathlon de Lille depuis un an, arrive en vélo mais pas en tenue de course à pied. Pourtant, lundi rime avec entraînement de fractionné pour les triathlètes lillois. Victime d’une blessure, Arnaud doit donc laisser partir ceux qui courent. Nous en profitons pour l’interroger sur l’événement qui se profile ce samedi 9 octobre.

Après un an d’absence, l’aquathlon de Lille revient pour une treizième édition. Mais au fait, qu’est-ce qu’un aquathlon ? Il s’agit d’un enchaînement de natation et de course à pied. Ce samedi, les participants nageront à la piscine Marx Dormoy et courront le long de la Deûle.

Des courses pour les jeunes et moins jeunes

Pour cet événement, habituellement organisé au mois d’avril, le Lille Triathlon permet aux jeunes et moins jeunes de se confronter. Des courses pour les enfants à partir de 6 ans et d’autres pour les adultes sont organisées. Plusieurs distances sont au programme : du XS (500m de natation / 2,5 km de course à pied) au M (2 000m / 10 km) en passant par le S (1 000m / 5 km), il y en a pour tous les niveaux. La plus longue épreuve est même un support pour les qualifications des Championnats de France. « Cela fait augmenter de quelques dossards le nombre d’inscrits, note Arnaud Cuvelier. Mais ça reste un aquathlon et non un triathlon donc il a moins d’inscrits. »

Malgré tout, la jauge maximale de 400 participants ne sera pas atteinte. « Nous avons déjà du mal à remplir à 100% au mois avril, c’est donc quasi impossible en octobre. Nous visons entre 200 et 230 inscrits au total. » A cause des nombreux reports depuis un an et demi, les compétitions s’enchaînent tous les weekends dans la région. Le choix est large pour les sportifs mais n’aide pas les clubs à s’organiser. « Beaucoup de compétitions en même temps veut dire moins d’inscrits. » Cela pose également des questions sur la location de matériel. « Tous les évènements se partagent du matériel comme les puces (pour le chronométrage)« . Il faut donc que les entreprises en aient en stock pour répondre à la demande.

L’objectif principal n’est pas de réaliser une recette financière mais de réorganiser un évènement sportif

La situation sanitaire est un élément de plus à prendre en compte dans la préparation : « Des dépenses supplémentaires sont à prévoir ainsi qu’un plus grand nombre de bénévoles pour notamment vérifier les pass sanitaires. »

Pour Arnaud Cuvelier, « l’objectif principal de cet aquathlon n’est pas de réaliser une recette financière mais de réorganiser un évènement sportif et de proposer des courses pour tout le monde. »

Rendez-vous donc ce samedi 9 octobre à la piscine Marx Dormoy !

Amélie Desjuzeur