Des capuchons sur les verres, sortez couverts !

Au bar du Cartel dans le quartier du Vieux-Lille, les clients sont sensibilisés à l’usage des capuchons pour verre afin d’empêcher le risque d’être drogué à son insu.

Depuis la réouverture des lieux festifs nocturnes, de plus en plus de consommateurs se retrouvent en danger fasse au fléau du GHB. Des outils de prévention et de dissuasion on été conçus dans le but d’empêcher ces drames. Parmi eux, le capuchon en silicone de chez Drink Watch made in France par le Lillois Antoine.

Les ventes de capuchons pour verre sont en vogue depuis quelques semaines, rouge, bleu, violet ou encore transparent. Chez « Drink Watch », plusieurs partenariats commencent à voir le jour avec les bars de la métropole. Les 200 premiers capuchons sont disponibles en libre-service gratuitement, les prochains seront vendus au prix d’un euro. Cette démarche a pour objectif de réduire le risque de se faire droguer à son insu et de rendre les virées nocturnes lilloises plus sereines.

« On cherchait une solution pour ma petite sœur afin qu’elle soit protégée lors de ses soirées » – Antoine

La mise en place du capuchon en silicone est très simple, c’est un seul modèle extensible qui s’adapte à tous les formats

« Fin 2017 j’ai eu l’idée avec mon père de créer Drink Watch, on entendait pas mal de témoignages autour de nous, à ce moment là ma petite sœur partait en Espagne et on s’inquiétait à trouver une solution pour sa sûreté » Ils ont fait des recherches et parmi les solutions de préventions ils ont pu trouver des testeurs (du vernis à ongle qui change de couleur au contact du GHB par exemple). Cependant, l’importance était que la petite sœur d’Antoine n’ait pas à tester plusieurs fois son verre. L’idée d’un couvercle à mettre sur sa boisson est venue, inspirée du concept des couvercles de chez McDonald. En 2019 après plusieurs essais, le modèle du capuchon en silicone alimentaire étirable et réutilisable a été dévoilé sur les réseaux sociaux, pouvant s’adapter sur toutes les formes de verres, du tube à la pinte. Ce n’est qu’à la sortie du deuxième confinement que le projet à commencé à avoir du succès.

Le GHB, une drogue connue sous le nom de « drogue du violeur » fait de plus en plus de victimes dans les lieux festifs.  Les ravisseurs profitent de l’inattention de leur victime pour leur glisser une dose de cette drogue dans leur verre. Inodore et incolore, les effets apparaissent dans les minutes qui suivent. Maux de tête, vomissement, somnolence à perte de connaissance. Suite aux multiples cas en Belgique le mouvement,  #Balancetonbar, créé sur les réseaux sociaux en mi-octobre, a rassemblé plusieurs témoignages de femmes racontant avoir été agressées et droguées à leur insu dans les bars et discothèques. C’est une vague de témoignages depuis quelques semaines en France. Le parquet de Paris a reçu neuf plaintes, une enquête a été ouverte.

Joby-Béatrice Linet