VEGANUARY : le défi 100% végétal

DryJanuary, Veganuary, les défis post-fêtes de Noël se multiplient. Si le premier consiste à ne pas boire d’alcool pendant un mois, le second consiste à opter pour un régime vegan, 100% végétal. 

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D’origine anglo-saxonne au départ, ce défi a vu le jour en 2014 lorsqu’un couple de vegan a voulu donner envie aux autres de consommer comme eux, sans viande ni substance animale. C’est en 2021 que le défi s’est élargi à la France via l’association de défense des animaux, L214. Le concept ? Végétaliser son alimentation durant un mois, et, au passage, questionner sa consommation de produits d’origine animale. L’année dernière, selon L214, 80% de participants ont réduit drastiquement leur consommation de viande et autres produits d’origine animale.

Un défi accompagné 

Décider de changer son alimentation du jour au lendemain n’est pas une mince affaire. Pour aider ces « apprentis vegans », l’association L214 propose un suivi durant tout le défi : recettes et idées de menu vegan, liste de courses ou encore conseils nutritionnels dispensés par des nutritionnistes. 

Car oui, un régime vegan n’est pas à prendre à la légère. Consommer vegan nécessite de connaitre les apports nutritionnels nécessaires au corps et savoir où les trouver. C’est le cas notamment des protéines, abondantes dans la viande, le poisson, les oeufs que l’on trouve également dans les légumineuses. Par contre, la vitamine B12, elle, ne se trouve dans aucun produit végétal, et doit être pris en complément d’un régime vegan.

Quels bienfaits ? 

Adopter un régime vegan aurait des bienfaits, notamment sur la santé. Outre le fait que la consommation excessive de viande n’est pas recommandée pour la santé, nombreux sont les vegans qui remarquent d’autres bienfaits sur leurs corps : « je n’ai plus de coup de barre après le repas. Je digère bien mieux et je suis globalement plus en forme », dit Jaap, vegan depuis 3 ans. Aurélien, quant à lui, remarque une différence sur son système immunitaire : « je suis bien moins malade. Je n’ai plus ce rhume hivernal ». 

Les bienfaits seraient aussi écologiques. Selon le dernier rapport du GIEC, manger végétarien – et par extension, vegan – serait six fois plus efficace que manger local pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 

Face aux remarques

Comme pour le DryJanuary, parfois le plus compliqué est de faire face aux remarques des autres. D’autant plus dans une culture française, où viande et fromage sont majoritaires dans de nombreux plats. Pour Jeyan, vegan depuis 10 ans, cela est plutôt simple : « mes proches n’ont pas les mêmes convictions que moi, mais ils sont plutôt tolérants. Cela crée plus de la curiosité chez eux que de la critique ».  

Pour Aurélien, vegan depuis 6 ans, cela a été plus compliqué avec ses parents : « Mes parents ont eu du mal à comprendre lorsque je leur ai demandé de faire un effort quand je venais manger. Ça doit les faire culpabiliser ». Mais, qu’importe les réflexions des autres, « on s’habitue » nous dit Jaap. Jeyan souligne qu’aujourd’hui tout est plus simple car les plats vegan se développent beaucoup : « maintenant il y a des burgers, de la raclette vegan, c’est beaucoup plus facile de s’adapter ». 

Et pour les curieux, le VEGANUARY peut se faire toute l’année !

Honorine SOTO