A Avion, les militants séduits par Fabien Roussel

Le candidat communiste à l’élection présidentielle, crédité de 5% des intentions de vote, apparait comme une personnalité majeure à gauche. De retour sur ses terres, le natif de Béthune a conquis le coeur des militants.

« Ça rebooste ! Ça fait un bien fou au moral », se réjouit Alain, militant communiste depuis 1970. Comme lui, plusieurs centaines de personnes sont venues assister au meeting de Fabien Roussel à Avion, jeudi soir. L’occasion pour le candidat PCF à l’élection présidentielle de se confronter aux militants, tous séduits par sa personnalité.

Remettre le PCF sur le devant de la scène

« C’est la bonne surprise à gauche », analyse Patrick Canivet, premier adjoint PCF à la mairie de Billy-Montigny (Pas-de-Calais). Depuis plusieurs semaines, Fabien Roussel ne cesse de gagner en popularité. Annoncé à 1% d’intention de votes au début de la campagne, il se stabilise maintenant autour des 5%. Ce score fait de lui la deuxième force de gauche, derrière Jean-Luc Mélenchon (13,5%), et à égalité avec Yannick Jadot. Pour Patrick Canivet, cette dynamique montre que « le parti communiste n’est pas mort et qu’il est encore là pour longtemps ». Même son de cloche du côté d’Alain : « Si on fait un bon score à la présidentielle, on peut remettre le parti sur de bons rails ».

Fabien Roussel, candidat communiste a l election presidentielle, est en meeting a Avion le 24 fevrier. Un meeting qui intervient alors qu il vient de presenter les 180 propositions de son programme. Photographie par Cidjy PIERRE / Hans Lucas.

« Le seul à pouvoir faire bouger les choses

Pour les militants communistes réunis dans la salle, leur champion fait une bonne campagne. « Il est bon. Notre représentant est à sa place. C’est important de le soutenir », analyse José Menu, 72 ans. Ce retraité, fils de mineur, donnera son vote à Fabien Roussel. La raison : un programme accès sur l’amélioration du service public. « J’ai lu ses propositions. Il veut, entre autres, augmenter le budget l’éducation et de l’hôpital public, ça me plait », poursuit l’intéressé.

Frédéric est lui aussi sous le charme. Militant communiste « depuis un moment », il compte sur Fabien Roussel pour changer les choses. « Il faut que ça bouge. Ça ne peut plus continuer.  Je ne veux pas qu’Emmanuel Macron soit réélu », témoigne-t-il. Actuellement au RSA, le quinquagénaire décrit un quotidien compliqué. Selon lui, seul le candidat communiste peut l’aider : « C’est un rouge, il représente les ouvriers et le bassin minier. J’ai confiance en lui ».

Antoine Tailly