Cancer du sein triple négatif : comment Lucie veut garder espoir

Lucie Gosselin, se bat depuis deux ans contre un cancer du sein rare et agressif, le triple négatif. Pour obtenir
le meilleur traitement possible, cette jeune maman est obligée de se rendre en Allemagne. Une cagnotte a été créée pour l’aider dans son combat.

En septembre 2019, Lucie Gosselin, jeune maman de 31 ans à l’époque, remarque une masse sur un sein. « Tout s’est enchaîné : mammographie, échographie, biopsie… Une semaine après, le verdict tombe : « C’est une tumeur de 26 millimètres », explique Lucie. La jeune femme apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Très vite, il faut agir. Le mois suivant, la tumeur est retirée, les séances de chimiothérapie et de radiothérapies s’enchaînent
à la clinique de l’Europe à Amiens. Fatigue, nausées, pertes de cheveux, des cils, sourcils, son monde et celui de sa famille s’écroule.

Après quelques mois, l’espoir renaît : « les séances de radiothérapies sont terminées, mes cheveux repoussent, je suis enfin en rémission » se souvient elle. Mais un an plus tard, une métastase musculaire s’est propagée au poumon. « J’ai appris que le nodule pulmonaire était toujours là et que d’autres métastases s’étaient installées » annonce Lucie. Verdict : cancer du sein triple négatif, l’un des plus agressif.

Un traitement accessible en Allemagne

Pour se faire soigner, Lucie n’a d’autre choix que de se tourner vers l’Allemagne. « En France, l’immunothérapie
n’est autorisée qu’à certains malades. Je n’en fait pas partie ». Dès l’annonce de la rechute, Lucie et sa famille
prennent contact avec des oncologues allemands de la clinique Hallwang à Dornstetten, a la frontière. Pour pouvoir se faire soigner, elle doit débourser plus de 150 000 euros. « Je dois me battre par mes propres
moyens pour ne pas mourir. Je paie mon droit de vivre
» s’insurge la jeune maman. En effet, sans ce traitement, son espoir de survie n’est « que de quelques mois » (ndlr : 14 mois).

Avec la création de son association Voir Grandir Mes Enfants, Lucie a déjà récolté la somme nécessaire. « Les traitements sont très lourds, à base principalement de vaccinothérapie et immunothérapies. Grâce à cela, les chances de rémission sont 10 fois plus importantes qu’en France ».

Optimisme et espoir

Malgré son sourire constant et sa bonne humeur, une part de Lucie ne peut s’empêcher de penser aux risques de propagation : « ça peut aller très vite. Le soir, on va s’endormir en se disant pourvu que ça ne se répande pas
ailleurs
», exprime la jeune femme. Mais elle continue de vivre. Ce qui la fait tenir, c’est ses enfants : « les sorties
familiales, les rentrées des classes et les anniversaires, j’espère être présente le plus longtemps possible
».
Et une chose est clair, pour ses enfants, la meilleure des mamans, c’est la leur.

Claire Boubert